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 Un soir pas comme les autres en Comté [PV Aislinn]

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Snjólfur
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Creuse le jour et boit la nuit
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MessageSujet: Un soir pas comme les autres en Comté [PV Aislinn]   Dim 7 Juil - 22:21



Un soir pas comme les autres en Comté

La Comté s'inscrivait inexorablement dans la continuité de mon cauchemar, le cauchemar de ma jeunesse.

J'avais fui les montagnes et les miens au cours d’un long périple, pour me retrouver au beau milieu des plaines d'Eriador, parmi les hobbits. Sans le sou, je ne pouvais lancer de commerce ni confectionner des objets nains. Et nulle mine de cette région n'était explorable sans avoir à l'élargir - les semi-hommes n'aiment pas creuser, et ils usent quasiment de leur seule souplesse pour récupérer les richesses souterraines.
Littéralement coincé à Hobbitbourg, je ne subsistais que par de maigres moyens. Un campement de fortune, quelques peaux de bêtes accrochées ça et là faisaient les pans de ma tente.

Même si je me remettais progressivement de mon voyage, mes conditions de vie restaient donc mauvaises. Et l’extérieur, ça n’a jamais été mon truc ! Le plus dur était de manger. Pas question de se faire servir de la bière dans ce trou perdu. C’est dommage parce que ça me faisait à bouffer et à boire en même temps ! Et l’hospitalité des hobbits dans tout ça ? Je ne l’avais testée qu’une seule fois et ce fut un désastre. Quelques semaines auparavant, je m’étais présenté devant une maison. Furtivement, je tournai la tête vers le poteau qui longeait le portillon et y lut « Bilbon Sacquet ».

« Ca doit être un mec sympa. Et comme qui dirait, tout est bon dans le Bilbon ! »

Je franchis alors les quelques marches qui me séparaient de la porte, puis y tapai 3 fois. Un être de ma taille apparut.

« Hé bien, qui voilà donc ! Un nain ? Vous m’apportez des nouvelles de Thorin et sa troupe ? »

« Quoi ? Ce semi-homme connaît l’histoire d’Erebor ? »

J’en restais bouche bée. Mais je commençai vite à m’énerver, bouillir même, qu’il parlât des nains. Des nains !! Que je les exécrais ! D’où qu’ils venaient, je ne pouvais plus en supporter la moindre allusion. Je n’avais pas fui ma mine pour rien.

« Nan, je les connais pas ceux-là, je suis des Montagnes Bleues. Je voudrais de la bouffe et de la bière, semi-homme ! J’ai faim et soif. »

Le tempérament de mon interlocuteur n’était pas bien meilleur que le mien. Son air déjà fermé du début laissa place à une colère subite.

« Allez voir ailleurs ! J’ai déjà laissé entrer des nains dans ma cuisine une fois et ça ne risque pas d’arriver à nouveau. Tirez-vous d’ici ! »

La suite se limitait à deux choix : ou bien réduire ce hobbit au silence et piller son garde-manger, mais étant largement affaibli et me méfiant de cet adversaire, je prenais des risques. Ou alors retourner à mon campement et agir dans l’ombre en attendant de partir vers une autre région.

Dans des habits amples, cachant mes formes de nain et permettant de ne pas être distingué dans la foule à Hobbitbourg, j’avais dès lors pris l’habitude de voler quelque morceau de fromage ou verre de vin dans les banquets, et remplissais au maximum mes poches avant de disparaître rapidement pour ne pas être repéré. Je ne pouvais pas chasser par moi-même dans cet état et profitais donc des nombreuses festivités de la ville pour me rassasier plus ou moins.

Victory [Instrumental] by Týr on Grooveshark

Après avoir trouvé un poney, un soir d’été, je rejoignis Hobbitbourg. On y célébrait quelque chose. Le quoi avait peu d’importance, tant qu’il y avait de la pitence !
J’arrivai précipitamment au lieu de rendez-vous. Ma monture était rapidement essoufflée par l’effort et l’air chaud ... En effet, tout comme moi, le poney était capable de courir vite mais peu de temps. Alors que j’en descendais et lui donnait une petite tape affectueuse, de la musique pouvait être entendue ... C’était bon signe et mon ventre en gargouillait déjà.

Je courus vers la porte et la poussa. L’ambiance était festive, bon enfant, et la pièce était assez grande pour que personne ne remarque mon intrusion. Mon regard se tourna vers les copieuses victuailles, et bien vite, je piquai tantôt de la charcuterie, tantôt du Comté elle était facile et de la bière.

Mais tout ne se passait pas comme d’habitude. Je me sentais observé depuis un moment, mais pas épié non plus, et je n’arrivais pas à trouver quelconque signe de méfiance chez les convives. Et alors que je regardais autour de m...

« Aïe ! Faites gaffe bon sang ! »

Il m’a fallu presque une seconde pour comprendre qu’il fallait regarder vers le bas ... Et tout ce que je vis, l’espace d’un instant, fut de magnifiques yeux ronds éclatants dépassant d’une chevelure ondulée.

Je n’avais pas l’habitude des enfants. Depuis ma fuite, je me méfiais de tout et de tout le monde, sans exception, et réglais le compte de ceux dont j’avais l’impression qu’ils se dressaient sur mon chemin. Mais ce soir-là, la situation était complètement différente. Je me retrouvais comme désarmé face à ces yeux pleins d’innocence. M’avait-elle vu chiper de la nourriture ? Et si oui, allait-elle alerter les autres ?

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MessageSujet: Re: Un soir pas comme les autres en Comté [PV Aislinn]   Mar 9 Juil - 13:37



”Il fallait que tu te prépares pour la fête qui aurait lieu ce soir. Ton père t'avait prévenu ce matin ; aujourd'hui, c'était l'anniversaire de la de l'un de ses cousins – une certaine Kaythlin Blamberblue, dont tu ignorais tout – et il était hors de question que vous soyez aux abonnés absents lors de cette soirée, car même si vous n'étiez pas en très bon terme avec le côté paternel de ta famille, vous ne vouliez pas leur donner une raison de plus pour parler dans votre dos. Soit. Mais toi, toi tu ne voulais pas y aller, même si cela voulait dire qu'on allait encore te critiquer sur ton manque de politesse et ton absence cruelle de bonnes manières ; vous aviez reçu une invitation officielle de la part de votre famille, vous deviez donc y répondre favorablement. Chose que tu trouvais plutôt étrange ; après tout, une invitation n'était pas juste une question bien formulée pour savoir si vous pouviez – ou vouliez – venir prendre part à la fête qui aurait lieu ce soir-là ? Ton père aurait très bien pu dire non, inventer une excuse quelconque ! Et s'il n'en avait pas trouvé de valable, il aurait très bien pu te demander ! Pour inventer des excuses, tu étais la plus forte. Par exemple, l'autre jour, l'une des voisines avaient préparé de délicieux petits gâteaux aux fromages ! Ils sentaient tellement bon que tu n'avais pu résister à la tentation de te servir et d'en engloutir quelques uns. Tu t'étais ensuite enfuie, et quand la Hobbit d'un certain âge avait fait le tour du voisinage dans l'espoir de trouver le voleur, tu avais cru bon de lui expliquer que tu avais vu des oiseaux cet après-midi là, et qu'ils s'en étaient allé picorer dans ses plats ! Dubitative au début, la voisine avait fini par te croire tant tu semblais être toi-même persuadée de la véracité de tes dires. Un véritable jeu d'enfant … Oh, bien sûr, cela ne marchait pas à tous les coups, bien entendu, mais qui ne tentait rien n'avait rien. Et tu aurais bien essayé d'embobiner tes oncles et tes tantes, si ton père avait bien voulu te laisser faire …
Mais non. Tu n'avais pas eu le droit d'écrire le moindre mot pour vous excuser de votre absence ce soir-là, ce qui voulait dire que tu étais obligée de participer. Et donc de te préparer. Tu étais seule dans ta chambre, face à ton placard qui contenait un nombre incalculable de robes. Il y en avait de toutes les couleurs, à un tel point qu'il t'était difficile de choisir laquelle tu voulais mettre ce soir ; la bleue était très jolie, mais la rouge l'était tout autant alors que la verte attirait inlassablement ton regard. La jaune n'était pas mal non plus … Cela faisait un bout de temps que tu étais placée face à au meuble en bois, indécise … Tu choisis donc d'avoir recours au hasard ; les yeux fermés, tu tendis la main vers l'armoire et te saisis du premier vêtement qui te tomba sous la main. Lorsque tu ouvris les yeux, tu vis avec ravissement que tu allais devoir te vêtir de la robe bleue ! Fort bien, tu n'avais donc plus une minute à perdre. Machinalement, tu te débarrassas de la robe que tu avais tâchée en allant vadrouiller à travers la Comté et te pressas d'enfiler l'étoffe que ta valeureuse main avait choisit. Une fois ceci fait, tu te précipitas dans la salle de bain pour essayer de dompter ta chevelure brune et y parvins tant bien que mal au bout de longues minutes durant lesquels tu avais bataillé ferme, armée d'un peigne. Tu étais fin prête ! Et tu entendais déjà ton père t'appeler ; il était l'heure de partir !

Il ne vous fallut pas longtemps avant d'arriver sur les lieux de la réception, une dizaine de minutes tout au plus. La majorité de la famille Blamberblue était déjà rassemblée à cette occasion, en plus des cousins de premier, deuxième et troisième degrés, ainsi que la famille des amis de la famille, les amis proches des plus vieux, les amis des moins vieux, les curieux qui n'avaient pas été invités mais que l'on acceptait quand même et les enfants de tes cousins, de tes oncles et de tes tantes. Autant le dire toute de suite, cela faisait un sacré rassemblement. Heureusement que ton père et toi n'étiez que deux, car il ne restait déjà plus beaucoup de places autour de la table. Alors que ton père saluait de manière assez froide ses frères et ses sœurs, tout en félicitant poliment celle dont on fêtait l'anniversaire aujourd'hui, tu préféras l'abandonner à ses obligations d'adulte afin d'aller chercher des places pour deux. Une fois ton objectif atteint, tu te hissas sur une chaise et contemplas toutes les victuailles qui trônaient fièrement sur la table. Des mains passaient devant toi pour remplir les assiettes, les éclats de rire des uns et des autres résonnaient à tes oreilles. Mais toi, tout ce qui t'intéressait, c'était cette pile de pâtisserie, au centre de la table. De magnifiques petites boules de pâtes dorées au four, dont les ingrédients intérieurs te restaient pour le moment inconnu. Curieuse et affamée, tu tendis la main vers la pile pour te saisir de l'une des pâtisseries que tu portas rapidement à ta bouge. Tu attaquas sans pitié la chair du gâteau et retins un petit gémissement de bien-être lorsque la saveur du miel envahit ta bouche. Des petits gâteaux au miel ! Tu adorais ça ! Et pour preuve ; bientôt ton assiette se retrouva remplie de ses pâtisseries qui monopolisaient toute ton attention. Tu n'avais que faire des autres mets autour, tout ce que tu voulais, c'était ces délicieux gâteaux.

Tu aurais pu passer ta soirée à te goinfrer, si la porte – qui se trouvait dans ton champs de vision périphérique – ne s'était pas ouverte à un certain moment. Distraitement, tu tournas la tête pour voir qui était le nouvel arrivant … Et quelle ne fut pas ta surprise de voir entrer un drôle de Hobbit ! Avec de la barbe et des longs cheveux, et aussi plus grand que la moyenne ! Interloquée, tu en oublias tes douceurs et le regardas déambuler vers les tables qui bordaient la pièce – eh oui, les hôtes avaient aussi prévu pour ceux qui n'auraient pas de place autour de la table – et tu pus le voir se servir ici et là, circulant discrètement entre les Hobbits qui peuplaient la pièce. Tes sourcils se froncèrent, affichant ainsi ouvertement ton humeur perplexe ; ce n'était pas le genre de Hobbit – mais était-ce vraiment un Hobbit ? Tu en doutais – que tes oncles et tantes auraient invité pour un anniversaire. Déjà qu'ils hésitaient à t'inviter toi, alors lui … Ce n'était même pas la peine. Mais le pauvre avait l'air d'avoir vraiment faim. Et soif aussi. Pesant rapidement le pour et le contre, tu te saisis d'une nouvelle assiette et attrapas divers aliments – et beaucoup de pâtisseries au miel – et te dirigeas vers le drôle de bonhomme. Tu t'approchas à pas de loup, ne voulant pas le surprendre. Cependant, cela eut sans doute l'effet inverse car il eut le malheur de se retourner et te heurta de plein fouet. Choquée et sonnée, tu ne fis pas attention à ce qu'il racontait, préférant te concentrer sur l'assiette que tu ne devais surtout pas lâcher et ton équilibre mis à mal. Tu levas les yeux vers lui, un air à la fois surpris et inquiet peint sur tes traits. Tu hésitas longuement avant de prendre la parole à voix basse, comme si vous partagiez un secret ou que vous mettiez sur pieds une effroyable machination.

« Bonsoir … Je m'appelle Aislinn Blamberblue, j'ai onze ans et demi, et je suis la fille d'Anselm Blamberblue. Mon papa est là-bas, annonças-tu fièrement en désignant l'endroit où se trouvait ton père d'un signe de tête, ne te rendant pas compte que tu parlais beaucoup trop, puis tu lui tendis l'assiette que tu avais soigneusement et naïvement préparé pour lui, Tiens. Je t'ai vu entrer, et piqué des choses à manger et à boire aussi. Alors je me suis dis que tu devais avoir faim, alors je t'ai apporté une assiette. Là il y a un peu de poisson, puis des légumes, et aussi des gâteaux au miel ! Mange-les, ils sont délicieux ! »

Tu marquas une pause, fronçant les sourcils et lançant des regards méfiants autour de toi.

« Et t'en fais pas, hein ! Je dirai rien à personne ! Si tu veux autre chose, demande moi, j'irai chercher ce que tu veux ! Mais pas la bière par contre, les adultes veulent pas que j'y touche et je pourrai pas inventer d'excuse pour t'en ramener, désolée ! »

© charney

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