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 Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry

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MessageSujet: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Mar 28 Mai - 15:17




Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. »
”C'était une journée comme toutes les autres, qui avait commencé comme toutes les autres. Tu t'étais réveillée alors que les premiers rayons du soleil filtraient à travers les volets en bois de ta chambre, et étais restée un moment dans ton lit, entre couverture et oreillers, avant d'en sortir. Tu t'étais ensuite dirigée vers la salle d'eau où tu avais fait ta toilette et où tu t'étais vêtue d'une robe bleue et blanche. Ensuite, tu avais foncé dans la cuisine, où le petit-déjeuner soigneusement préparé par ton père t'attendait. Tu t'étais rapidement installée, échangeant quelques salutations chaleureuses avec lui, avant de t'attaquer à la nourriture présente sur la table ; fruits, petits pains, thé, et j'en passe. Tu avais tout disposé devant toi, hésitant quelques instants, ne sachant trop par où commencer. Après deux secondes d'hésitations, tu avais jeté ton dévolu sur une pomme ; bien rouge, bien brillante, elle semblait t'appeler et tu n'avais pu lui résister. Tu avais planté tes dents blanches dans la chair rouge sans la moindre pitié, te délectant du jus acide et sucré qui emplit presque instantanément ta bouche. Tu te léchas distraitement les lèvres alors que quelques gouttes rebelles tentaient d'échapper à leur Destin, coupant court à leur fuite vaine. Vint ensuite une seconde bouchée, puis une troisième, et ainsi de suite. Bientôt, la pomme ne fut plus, et tu dus trouver une autre victime pour combler le vide de ton estomac qui criait famine. Tu jetas un regard à ton père, qui tartinait son pain de confiture, et te décidas à faire de même. Tu engloutis au moins quatre ou cinq pains, sous le regard amusé de ton géniteur, qui ne pipa pas un mot en te voyant ainsi. Il avait l'habitude il fallait dire ; depuis toute petite, tu avais un appétit presque monstrueux et si tu le pouvais, tu mangerais à t'en rendre malade. Parfois, il se demandait même où tout ce que tu ingurgitais pouvait bien passer lorsqu'il contemplait ta silhouette relativement menue. Puis, il se souvenait à quoi tu passais tes journées, et il avait sa réponse ; tu étais une jeune Hobbit plutôt énergique, et tu aimais courir – tout comme lui dans sa jeunesse – un peu partout dans la Comté. Vadrouiller te permettait de garder la ligne, dirons-nous.
Enfin. Ce n'était pas comme si le pourquoi du comment de ta silhouette menue était d'une quelconque importance ici, ni même comme si qui que ce soit s'intéressait à ce qu'il y avait bien pu avoir au menu de ton petit-déjeuner ce matin-là. Non, de cela, tout le monde s'en fichait. Tout ce qui était intéressait s'était déroulé plus tard dans la journée.

Ton petit-déjeuner engloutit, les traces maladroites dudit petit-déjeuner effacer avec un filet d'eau et un brin de savon, tu courus hors du smial que tu occupais avec ton géniteur. Comme d'habitude, tu te rendis chez la famille voisine ; les Sweetpea Ravenclaw. Tu avais prit cette habitude quelques années auparavant ; tu allais frapper à leur porte, dans l'espoir de voir Lazare – ton ami de toujours – et l'entraîner dans tes plans aussi farfelus que ridicules. Il ne disait jamais rien, te suivant comme ton ombre et obéissant à tes ordres plus que douteux. Et au final, quand tu avais des ennuis, tu n'étais jamais seule. Il y avait toujours la présence chaleureuse et rassurante de ton ami. Tu ne le lui avouerai jamais – fierté quelque peu mal placée oblige – mais tu lui étais plus que reconnaissante pour tout ce qu'il avait pu faire pour toi ; il t'avait plus d'une fois couverte alors que tu avais dépassé les limites, il t'avait de trop nombreuses fois suivit dans tes entreprises douteuses et avait récolté les graines de ce que tu avais semé. Lazare était véritablement ce que l'on pouvait appeler un ami en or. Et encore, ce qualificatif te paraissait bien faible …
Enfin, ton humeur s'altéra quelque peu lorsque la mère de celui que tu voulais à tout prix voir t'annonça qu'il n'était pas disponible, aidant son père Dieu seul savait où. Cela dut se voir sur ton visage car Caelan – c'était son prénom – t'invita à rentrer pour partager le second petit-déjeuner. Tu hésitas quelques instants – ton appétit et ta gourmandise te poussaient à accepter cette invitation si tentante, alors que la déception de ne pouvoir voir ton ami t'intimait de la décliner poliment et d'aller bouder puérilement dans les bois bordant Hobbiton – avant de finalement sourire poliment et de t'excuser. Tu venais de mettre un terme à ton premier petit-déjeuner, lui expliquas-tu, et tu ne pensais guère que remettre le couvert si tôt après avoir achevé ton premier repas était sage. La femme sembla comprendre et te salua alors chaleureusement, tandis que tu faisais de même en quittant son domaine.

Une fois certaine que la mère de la famille Sweetpea Ravenclaw ne te verrait pas, ton visage afficha une moue boudeuse. Et dire que tu te réjouissais tellement à l'idée que Lazare passe une nouvelle journée à tes côtés … Voilà tous tes plans réduits en poussière. Tu soupiras, agacée par cette perspective. Qu'allais-tu bien pouvoir faire aujourd'hui si tu n'avais personne pour te suivre lorsque tes ridicules impulsions faisaient surface ? Tu te mis alors à réfléchir aux diverses activités qui pourraient bien meubler ta journée.
Toute à tes pensées, tu ne fis pas attention où tes pas te menèrent. Tu ne prêtas aucun regard aux arbres, de plus en plus nombreux, qui t'entouraient. Tu avais pénétré dans une petite clairière, habitée par diverses espèces de volatiles. Ce fut d'ailleurs l'un desdits volatiles qui te tira hors de tes réflexions. Un piaillement suraigu parvint soudainement à tes oreilles et, surprise, tu ne pus t'empêcher de sursauter avant d'écarquiller les yeux. Tu aurais juré que c'était un oisillon qui s'était montré si bruyant. Curieuse comme tu l'étais, tu te sentis obligée de chercher l'arbre où pouvait bien se trouver le supposé oisillon. La tâche fut relativement aisée, tu devais bien l'avouer ; l'animal n'avait de cesse de remplir et de vider ses poumons de la manière la plus bruyante possible. Une fois l'arbre repéré, tu examinas les branches d'en bas, sans pouvoir apercevoir quoique, ce qui te contraria d'avantage. Cependant, tu n'étais pas le genre de demoiselle à rester bloquer par ce genre de choses ; si tu voulais voir l'oisillon, tu le verrais, qu'importe le moyen.

Sans réfléchir, tu te saisis des branches inférieures et te pendis maladroitement au dessus du sol. Tes pieds se balancèrent d'avant en arrière, alors que tu cherchais désespérément l'élan qui te permettrait de t'accrocher de façon plus sûre à ton perchoir improvisé. Après quelques essais infructueux, tu parvins enfin à te suspendre, puis à te retrouver assise à califourchon sur le morceau de bois. Prenant appui contre le tronc, tu te redressas afin d'être debout et de pouvoir atteindre une branche plus haute et à ta portée. Tu y arrivas sans trop de mal, et bientôt tu pus voir le nid dans lequel devait se trouver l'objet de ta convoitise. Tu renouvelas l'opération, sûre de toi, sans penser aux risques que tu pouvais ainsi prendre.
Quelle erreur avais-tu fais de grimper dans cet arbre sans penser aux conséquences … Tu te trouvais maintenant à quelques mètres au dessus du sol, non loin de ce que tu cherchais tant à atteindre. Tu avais un sourire presque euphorique sur les lèvres … Sourire euphorique qui s'effaça très rapidement. En effet, dans ta précipitation, tu n'avais pas vraiment fait attention où tu posais les pieds, et la Vie avait voulut que la branche sur laquelle tu t'étais déplacée n'était pas suffisamment robuste pour supporter ta carrure de Hobbit. Sauf que toi, tellement préoccupée par ton objectif, tu n'y avais pas prêté attention. Quelle ne fut pas ta surprise lorsque tu entendis un craquement sourd. Tu ne compris que lorsque tu te sentis brusquement happée vers le sol. Tu lâchas alors une exclamation aussi sonore que surprise alors que tu cherchais vainement à te rattraper quelque part. Par miracle, tu réussis à te raccrocher à une branche qui, malheureusement, lâcha sous le choc. Tu n'avais donc plus aucune alternative pour éviter la chute.

Autant le dire tout de suite, l'impact ne fut pas tendre. Tu te cognas violemment l'arrière de la tête et le dos contre le sol rugueux, et tu évitas de justesse la branche que tu avais entraîné dans ta chute. Tu gémis douloureusement, immobile et les yeux fermés. Tu essayas de bouger, mais tes muscles endoloris crièrent à l'agonie. Tu n'osas donc pas bouger et, pour évacuer ta frustration, tu te mis à parler dans le vide, te fichant totalement de la possibilité que l'on te trouve dans une telle position. De toute façon, tu ne pensais pas que qui que ce soit passerait dans le coin …

« Alors là … Là, ça ne peut pas être pire, hein ! râlas-tu vivement, alors que tu gardais les yeux fermés, Tomber d'un arbre … C'est bien la première fois que ça m'arrive, ça alors ! Si Lazare m'avait accompagné, il aurait pu me rattraper ! Mais non, monsieur n'est pas là, monsieur a mieux à faire ! Non mais je vous jure ! Et puis avec tout ça, je n'ai même pas prit le deuxième petit-déjeuner ! J'aurais du accepter quand on me l'a proposé … ! Ce que je peux être stupide ! »

Oui, tu étais irascible quand tu avais mal. Oui, tu avais besoin de passer tes nerfs sur quelque chose, mais pas sur n'importe qui ou quoi non plus … ”

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Meriadoc Brandybuck
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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Mar 28 Mai - 20:39

J’aime l’été. C’est la saison des paresseux. J’aime l’été. C’est la saison des fruits et du soleil, la saison de la chaleur et du bonheur, se réjouir de sentir la fragrance des fleurs et du blé. J’aime l’été, j’aime tellement l’été. J’aime me réveiller au rythme des rayons lumineux qui viennent doucement percer le prisme de verre des petites fenêtres rondes de mon trou de hobbit. Apprécier la douceur de la lueur matinale qui vient doucement caresser ma peau pour me sortir d’un long sommeil emplie de songes bienheureux où tout n’est que délice et pureté. Cette même clarté qui illumine doucement un ciel d’un bleu mono chromique sans la moindre imperfection. Ah l’été, qu’il est bon de le savoir là, dehors, il attend que le soleil soit à son zénith pour faire profiter de toute sa force, mais en attendant, il est encore tôt et je le réveille au même rythme que l’astre brûlant qui viens marquer la fin de la nuit. Je me réveille mais je me plais à… finasser. Je viens dans un geste maladroit tirer la couverture légère qui me recouvre jusque sur mes cheveux bouclés, me plongeant dans une obscurité partielle. Mais la chaleur la dessous devient vite envahissante et me pousse à me libérer bien vite de l’étreinte du tissu pour venir le repousser à mes pieds. J’enlace mon oreiller dans un dernier geste de flemmardise, mais pourquoi ce presser, j’ai toute la journée devant moi.

La faim qui tiraille mon estomac ne tarde pas cependant à se faire insistante, tant et si bien que me voila, encore mal réveillé, à chanceler jusqu’à la salle de bain, passant une main dans mes cheveux puis sur mon visage pour me tirer de mon demi-sommeil. Là je viens asperger mon visage d’une eau claire et fraiche. Ça fait du bien. Ça réveille ! Tout du moins autant que possible. Tout est calme entre les murs, pas un bruit ne viens troubler le silence matinal, pas même le bruit de mes pas feutré sur le sol, pas même le son de ma respiration. Rien. Mutisme total et on ne peut plus appréciable de si bonne heure. Un pur plaisir. Sérénité et quiétude, voila les mots qui décrirait parfaitement l’atmosphère douce et tranquille de ce début de journée. Le petit déjeuner et aussi vite préparé qu’il n’est engloutit, sans pour autant se presser, sans pour autant se priver. Bien au contraire. Chaque tranche de pain est savourée, chaque tasse de thé est sirotée avec plaisir. Prenant le temps d’écouter le chant des oiseaux qui vient doucement siffloter dans mes oreilles. Ah que la nature est belle, ah que le monde est beau.

Et alors, sans vraiment prendre le temps de réfléchir à ce qui viendra dans quelques minutes, je me plais à rêvasser en regardant par la fenêtre. Carpe diem. Je vois déjà les chemins qui commencent à s’animer, des enfants qui viennent courir, pied dans l’herbe et sourire aux lippes, Des charrettes, tirées par des poneys, des promeneurs tranquilles qui ne font que passer. Profiter un peu de cet air là au dehors, voila tout ce à quoi j’aspire pour le moment alors je ne pers pas de temps. Inutile de passer trop de temps devant le miroir, tout ce dont j’ai besoin c’est remettre un peu d’ordre dans mes vêtements. Je rajuste ma chemise d’un blanc vieillit par le temps ainsi que mon gilet qui aborde la couleur même des jonquilles, finement brodé ça n’a pourtant rien d’un vêtement très chic mais c’est amplement suffisant. Pour sortir, je n’emporte rien de moins qu’une petite besace légère et ma pipe en bois. Je pousse alors la porte d’entrée pour me retrouver séant dans le petit jardin qui borde l’allée principale, un petit portail le protège mais il ne tarde pas non plus à être ouvert pour me laisser quitter mon trou confortable.

Je suis éconduit de nombreux « bonjour » auxquels je m’empresse de répondre avec la plus grande sympathie, j’ai également droit à quelques regards suspicieux, je ne peux pas m’en plaindre, je sais bien que ma réputation n’est plus à faire. Pippin et moi sommes après tout connus pour nous attirer facilement des ennuis ou bien pour chercher les bêtises même lorsqu’il ne le faudrait pas. Surtout lorsqu’il ne le faudrait pas en fait. A ces regards en coins, je réponds généralement par un sourire qui n’a souvent rien de rassurant, ou bien je laisse échapper un rire claire qui ne fait qu’attiser les soupires des soupçonneux. Ca m’amuse tellement de voir les traits de leur visages se durcir face à moi, ils doivent penser que je prépare déjà quelques coups tordu avec mon presque frère. Et cela aurait pu être le cas je l’avoue, mais ce matin, j’avais envie de profiter un peu du calme et du silence avant de partir pour de nouvelles aventures. Mes pieds me guident plus que ma tête. Elle, elle est perdue, dans un flot de pensées qui s’entrechoquent, je pense à tant de choses en même temps qu’il m’est presque impossible d’y mettre de l’ordre, et bientôt un boucan du diable raisonne dans mon crane, si bien que j’en oublis mon itinéraire pour aller me perdre un peu trop loin… j’ai raté mon tournant mais dans le fond est ce que j’avais vraiment envie d’aller dans cette direction ? Advienne que pourra, cette matinée est trop idéale pour se préoccuper d’un simple embranchement, je connais la Comté presque comme ma poche alors je ne crains pas de m’aventurer plus avant.

Bientôt la lumière enivrante du soleil se trouve tamisée. Elle se transforme en une multitude de points lumineux de taille différentes qui viennent joncher le sol. En levant la tête on peu voir que les arbres sont haut, si haut que leurs feuilles se mouvant au fil de la brise douce me fait penser à des vagues. Je marche le nez levé vers les plus hautes branches des arbres, je me perds doucement dans un monde de rêve et d’enchantement. J’ai l’impression de rêver éveillé. C’est si tranquille. Tellement tranquille que même les pensée qui venaient s’emmêler dans ma pauvre tête se sont tues pour mieux profiter du paysage. Je me délecte de l’air doux et chaud qui vient caresser mes narines pour emplir mes poumons et dans un petit geste très naturel, je sors la pipe en bois de ma poche. Je m’immobilise. Le temps nécessaire qu’il faudra pour préparer le petit objet en bois. Puis… je me remets en route, laissant quelques ronds de fumée venir doucement s’élever dans l’air. Maintenant mon bonheur est total. Une main cachée dans une poche de mon pantalon, je profite de la sensation de l’herbe et des feuilles entre mes orteils et sur la plante de mes pieds. Délice de la nature, offre-moi ta douceur…

Et puis soudainement, comme un orage qui viendrait tout d’un coup briser le silence et la quiétude des lieux, un long cri retentit. Suivit d’un bruit sourd. La voix féminine à attiré mon attention. Mes sens en alertes, je me hâte dans la direction du cri. Peut être quelqu’un a-t-il des ennuis ? Tout était si calme, si paisible et me voila maintenant à courir après je ne sais quel malheur. Il faut croire que le destin est bien cruel avec ses pauvres jouets. Lorsque j’arrive à l’orée d’une clairière j’aperçois non loin un petit corps allongé sur le dos, maugréant. Je me rapproche en silence. La jeune fille ne semble pas se trouver dans une situation alarmante mais je peux tout de même l’entendre grogner sur je ne sais quoi et plus je me rapproche, plus je crois comprendre ce qui viens de se passer. La petite silhouette est étendue sous un arbre dont les branches semblent avoir supporté un poids un peu trop lourd pour elle. Je ne m’étais visiblement pas encore fait repérer et parce que je commençais à me demander si la jeune hobbit était en état de se lever, je me retrouver debout, au niveau de sa tête…

« Tous vas bien mademoiselle ? Vous avez besoin d’aide ? »

La question semblait de prima bord totalement stupide, bien sur qu’elle n’allait pas spécialement bien puisque visiblement elle avait chuté de plusieurs mètres et qu’elle était encore allongé sur le dos à pester. J’imagine d’ailleurs que de l’aide elle en avait surement besoin… Mais c’était surtout manière d’engager une conversation, de voir si elle était encore en état de parler ou bien de bouger, qui sait peut être que ma présence la ferait se relever. Je jetais un regard à ses côtés, trouvant là, la branche qui avait surement cédée plus tôt, et en levant la tête vers la cime de l’arbre j’apercevais le morceau brisé qui était resté accroché au tronc. En jaugeant la distance qui séparait cette branche du sol, je n’eu aucun mal à déduire que la chute avait très certainement été rude si elle était tombée de si haut, mais qu’est ce qui avait bien pu attirer son attention ? A moins que ce ne soit une de ses lubie de grimper aux arbres… Mais l’heure n’était pas au jugement hâtif, je gardais donc mon regard inquiet fixé sur le corps étendue de la jeune fille.

Et dire que cette matinée avait si bien commencé et voila que je me retrouvais avec un accident sur les bras. D’un autre côté, j’étais plutôt content de me trouver ici, le coin était plutôt reculé et je n’avais pas souvenir d’une foule de promeneurs qui s’attardaient dans ce coin. Aussi bien personne n’aurait pu passer par ici de la journée et la malheureuse n’aurait pas reçu la moindre assistance si elle en avait réellement besoin. Un tour du destin qui avait décidé de faire bouger ma journée qui s’annonçait si tranquille ? Qui sait…

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Mer 29 Mai - 14:23



”Tu avais l'impression que la moindre parcelle de ton corps criait à l'agonie, sans le moindre doute à cause de la chute plutôt spectaculaire dont tu avais été la pauvre victime. Ce qui était tout à fait logique en soi, après tout. Tu n'étais qu'une jeune Hobbit, de petite taille, et tu n'étais pas taillée pour ce genre de choses. Tu n'étais pas faite pour vadrouiller où bon te semblait, tu n'étais pas faite pour tomber d'un arbre après avoir malencontreusement posé le pied sur une branche trop fragile pour supporter tes rondeurs discrètes et les centimètres – qui s'approchaient vaguement du mètre – que tu mesurais. Non, toi tu étais faite pour rester au fin fond de ton smial, à grignoter tout ce qui pouvait te passer sous la main et à réchauffer le bout de tes orteils au coin du feu. C'était le mode de vie sédentaire que tout le monde – à l'exception de ton père et Lazare, qui ne te faisaient jamais le moindre reproche – voulait te voir adopter. Seulement, tu n'étais pas certaine que ce style de vie te convienne, dans le fond. Tu étais encore relativement jeune, et tu n'avais qu'une envie ; courir à travers les herbes hautes qui entouraient la Comté, découvrir un maximum de choses afin de ne rien regretter quand viendrait le temps de t'installer et de fonder une famille. Ça, tu ne l'avais dit à personne, et tu ne le dirais jamais, car tu étais persuadée que l'on se moquerait de toi ; on te trouverait trop fleur bleue ou que savais-tu encore. Comme si tu n'avais pas suffisamment à faire pour gérer les remarques incessantes de ton entourage. ''Un peu de tenue, Aislinn!'' – ''Tu as vu l'état de ta robe ? Et tes cheveux!'' – ''Cesse donc de faire l'enfant, veux-tu, et conduis-toi comme une jeune Hobbit normale!'' et blahblahblah. Cela t'agaçait prodigieusement, ce n'était pas leur rôle de te dicter la conduite que tu devais adopter. Tu ne faisais de mal à personne après tout ! La seule chose qui les embêtait, dans le fond, c'était que tu nuisais à leur image de famille bien intégrée et respectable.
Tu fus tirée de tes pensées par une voix qui t'était inconnue. Tu ouvris les yeux en grands, brusquement, surprise. Tes yeux noisettes aperçurent alors deux jambes, et se permirent de remonter afin de voir le visage de leur propriétaire. Il s'agissait d'un jeune Hobbit, tout comme toi. À vue de nez, tu dirais qu'il devait être ton aîné, mais de peu. Comme tous ceux de votre espèce, ses cheveux s'organisaient en un amas de boucles châtains. Il était assez agréable à regarder, et tu pensais cela sans mauvaises intentions ou avec la moindre intention d'ailleurs. Tu le regardas encore durant de longues secondes, avant de te décider à réagir.

Tu clignas des yeux, avant de te retourner maladroitement, peu sûre de toi. Tes muscles se contractaient et se détendaient douloureusement au fil des mouvements que tu leur imposais. Tu étais certaine que s'ils avaient été dotés de parole, ils t'auraient hurlé d'arrêter sur le champ ce que tu faisais. Cependant tu n'avais guère l'intention de rester allongée de manière pitoyable sur le sol alors que tu avais là un interlocuteur qui s'inquiétait de ton état. Une fois assise, tu te mis à genoux, et poussas sur les paumes de tes mains pour te mettre debout. Une fois redressée de toute ta hauteur, tu chancelas quelque peu, titubant vers l'arrière. Tu battis discrètement des bras pour retrouver cet équilibre qui t'échappait, et parvins enfin à te stabiliser. Tu reportas ensuite ton regard sur le jeune Hobbit, qui te dépassait de quelques centimètres, et lui adressas un regard qui se voulait fier, mais qui se faisait plutôt hésitant, méfiant.

« Tout va bien, ne vous en faîtes pas … »

Ta voix était un peu faiblarde, probablement parce que tu étais encore sous le choc de l'impact que tu avais reçu à l'arrière de la tête. Tu tentas ensuite de constater l'étendue des dégâts, jetant un coup d'oeil par dessus ton épaule afin d'apercevoir l'arrière de ta robe. Qui était maintenant déchirée de façon irréparable. Tu grognas, maudissant ta maladresse et ton imprudence. Tu vis aussi que tes mollets étaient écorchés de façon tout à fait superficielle, certes, mais tout de même … Bien que tu sois âgée de 26 ans - ce qui était un âge tout à fait respectable, trouvais-tu -, cela n'empêcherait pas ton père de te passer un savon si jamais il venait à apprendre l'existence de ces griffures. Tu remarquas ensuite que la manche droite de ta robe était trouée, et que les branches, bâtons et cailloux qui t'entouraient avaient amoché ton vêtement à d'autres endroits. Magnifique … Quelle excuse allais-tu trouver cette fois-ci ?
Une fois cet examen rapide achevé, tu te retournas vers ton interlocuteur, qui tenait une pipe à la main. Tu lui adressas un sourire presque timide, hésitant, avant de lever les yeux vers les branches de l'arbre où tu te trouvais quelques secondes auparavant. Tu te balanças ensuite d'un pied sur l'autre, observant avec attention l'épais feuillage au dessus de vos têtes.

« Tout va bien … répétas-tu distraitement, avant de reprendre avec un éclat de rire dans la voix, Juste une petite chute de rien du tout ! Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, pas la peine de vous inquiéter, je suis plus robuste que ce que peuvent laisser penser les apparences ! »

Tu éclatas ensuite d'un rire franc, qui finit étrangler au fond de ta gorge lorsque les éclats de rire qui secouaient ta cage thoracique réveillèrent une douleur vive au niveau de ton dos et tes côtes. Ton rire se mua donc en toux sèche et précipitée, alors que tu tentais vainement de reprendre le contrôle de la situation. Tu ne t'étais pas attendue à ça, pour tout dire. Tu posas une main au niveau de ton estomac quand ta toux se calma, te permettant ainsi de reprendre ton souffle. Tu soupiras, contrariée. Tu n'avais pas prévu cela en te levant ce matin … Et puis l'idée d'aller voir le petit oisillon en haut de l'arbre t'avait semblé être une assez bonne idée sur le coup. Tu n'avais pas pensé aux potentiels risques … Comme d'habitude, aurait dit ton père s'il avait été là. Enfin …
La douleur s'étant dissipée, tu repris une position plus convenable et t'approchas de ton homologue. Tu avais beau avoir fait une jolie chute, tu n'en oubliais pas pour autant les règles basiques de politesse et ne perdais en rien de ta bonne humeur naturelle.

« Mon nom est Aislinn Blamberblue ! lui annonças-tu en tendant vers lui une main bienveillante et chaleureuse, avant que ton côté bavard ne reprenne le dessus, Une belle journée pour se promener, ne trouvez-vous pas ? Et cette clairière est vraiment très agréable, je trouve ! »

Si tu avais pu te voir, tu aurais vu les bouts de feuilles et d'herbes qui s'étaient logés dans tes cheveux lors de ta chute. Cependant, ne te doutant de rien, tu n'avais pas prit la peine de vérifier et t'étais présentée à l'autre Hobbit avec tes cheveux en bataille.”

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Dernière édition par Aislinn Blamberblue le Jeu 30 Mai - 21:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Jeu 30 Mai - 20:05

La petite silhouette, les yeux clos, semblait s’être enfuie dans le plus profond de son esprit… et pour cause, elle ne m’avait même pas entendu arriver, pourtant je ne m’étais pas montré spécialement discret et le bruissement de l’herbe sous mes pieds que je n’avais même pas essayé d’amoindrir s’entendait tout de même puisque la distance qui nous séparait, diminuaient au fil de mes pas. Mais rien, pas une réaction. J’en venais presque à me demander si entre tous ses grognements elle n’avait pas fini par perdre connaissance mais fort heureusement et pour mon plus grand soulagement, lorsque je m’adresse à elle, la jeune fille finie par ouvrir les yeux. Mon regard inquiet se plongeant dans le sien, je n’ose plus rien dire, j’admire ses prunelles qui semblent briller de surprise. Et non, tu ne t’attendais certainement pas à me trouver là hein ? Tout comme moi je ne pensais pas que les hobbit poussaient sur les arbres et qu’ils finissaient par tomber lorsqu’ils étaient mûrs. Et alors je n’ai même pas le temps de faire quoi que ce soit que l’inconnue entreprend de se relever. Je ne peux que constater avec dépit toute la difficulté qui émane de son corps pour lui obéir. On voit bien… qu’elle doit souffrir. Sans trop savoir quoi faire, si je dois l’aider à se relever, si je dois la soutenir, je me tiens en alerte, près à la retenir si elle s’effondrait soudainement là comme ça.

Heureusement après plusieurs longues et laborieuses secondes, la jeune hobbit –puisqu’elle semblait être encore bien jeune- me fit enfin face. Elle argua que tout allait bien… ce à quoi je répondis par un haussement de sourcil peu convaincu. Bien entendu je n’ai peut être pas à m’emmêler dans cette histoire de chute, ni même à jouer les médecins… ce que je ne suis assurément pas. Mais j’ai tout de même l’impression qu’elle ne va pas si bien que ça malgré son beau sourire hésitant. Plus je regarde la malheureuse et plus elle me fait de la peine, ses vêtements sont tous déchirés et elle semble encore sous le choc de ce qui vient de se produire. Je ne suis pas un expert mais je suis tout à fais sur qu’elle est tombée de cet arbre. Et lorsqu’on ne sait pas se rattraper, s’effondrer de si haut ça peut laisser des séquelles. Je fixe la cime de l’arbre qui nous surplombe, il est haut, très haut, si haut que je ne parviens même pas à en distinguer la pointe. Il semble pourtant vieux et fort, mais les branches qui l’entourent ne sont pas toute aussi robustes que ce que l’on peut le laisser croire. Surtout avec cette chaleur qui assèche les écorces et fragilises les ramures les plus fines.

Les deux poings apposé sur mes hanches, j’en oublis ma pipe et ma ballade dans les sous-bois. Le vent souffle doucement et chantonne à travers les feuilles en camaïeux de vert, tout semble si tranquille. Si j’étais arrivé ne serait-ce que quelques secondes plus tard, je n’aurais certainement jamais entendu le cri de la malheureuse et j’aurais passé mon chemin, la laissant là, étendue sous son arbre. Maintenant que j’y pense j’en viens à me dire sans prétention qu’elle à beaucoup de chance que je soit passé au bon endroit et au bon moment. Lorsque je repose mon regard sur son joli visage, je peux y lire toutes sortes d’émotions, d’abord la peur… mais aussi… la fierté et c’est ce qui semble le plus flagrant chez elle. Cette fierté que je connais bien. Pippin a le même regard qu’elle. Un regard plein d’ambition et de volonté. C’est tout à son honneur, mais je vois bien que derrière cette fierté, elle doit certainement cacher autre chose. Et l’entendre me répéter encore une fois que tout vas bien et que sa chute n’est qu’anodine me rend perplexe. Il ne faut pas négliger une blessure, même lorsque les plaies sont invisibles. Je me permets alors de répondre.

« Une chute de rien du tout… vous êtes tout de même tombée de quelques mètres… ce n’est pas rien, même pour quelqu’un de robuste, ce que je ne doute pas que vous soyez »

J’étaye mes propos avec un petit sourire appuyé pour bien lui faire comprendre que ma remarque n’a rien d’avilissant ou de méchant… qu’il s’agit encore moins d’un reproche. Loin de moi l’idée de lui faire la morale ! Après tout ce n’est ni mon droit, ni mon devoir… Merry laisse cette pauvre fille tranquille, si elle n’a pas envie de te faire part de ce qu’elle ressent c’est bien son choix ! Arrête de penser que tu as tout le temps raison ! Oui peut être mais… Je suis juste… inquiet c’est tout. En entendant la jeune hobbit se mettre à rire, je souris d’avantage, si elle trouve le moyen de rire c’est que ca ne va pas si mal… enfin… ca ne va pas si mal… jusqu’à ce que son rire cristallin, clair et gai ne se transforme en une violente quinte de toux. Alors, en la voyant ainsi, les traits de mon visage se tirent à nouveau et je m’approche pour la soutenir par les épaules sans l’agripper, sans la serrer pour éviter d’appuyer un peu plus sur d’éventuelle bleu ou hématomes. Voir autre chose. Juste un simple contact pour m’assurer qu’elle ne risque pas de choir. Je n’ose même rien demander de plus. Un « est ce que ca va ? » serait vraiment une question doublement idiote. Alors je reste là. Impuissant. Me contentant de regarder la peur au ventre.

Mais finalement le mal semble se dissiper et l’inconnue semble reprendre le contrôle de la situation. Je la libère de mon appui pour la laisser reprendre son souffle et la détaille entièrement pour tenter de trouver quelconque trace de blessures. Mais rien. Mis à part sa robe déchirée et quelques griffures sur ses jambes et ses bras, rien qui ne semble nécessiter des soins en urgence. Je m’en fais peut être un peu trop. J’ai toujours eu tendance à plus m’inquiéter pour les autres que pour moi-même, c’est comme ça… on me la souvent répété, mais j’ai une sainte horreur de me sentir inutile et LA… grand Dieu que je me sens particulièrement inutile ! Heureusement tout semble aller bien pour Aislinn… oui c’est son prénom, un joli nom pour une jolie jeune hobbit cela va de soi… Je lui souris, m’efforçant de ne pas paraître trop dérouté par la situation. Je me fais encore du souci. J’espère qu’elle va vraiment bien. Alors sans grande hésitation, je me saisis délicatement de sa main pour la serrer dans la mienne. Une étreinte légère, à peine appuyée, comme un jardinier manierait une fleur avec respect et attention pour éviter d’abîmer ses feuilles ou de déchirer ses pétales. Je m’incline légèrement en avant, puis me présente à mon tour.

« Meriadoc Brandybuck, mais tout le monde m’appel Merry. »

Mon sourire s’accentue. Ca m’avait toujours amusé de me dire que peu de gens arrivaient à retenir mon prénom en entier. En général on préférait les prénoms courts… justement pour éviter d’avoir à les raccourcir, mais il fallait croire que mon cas avait été épargné. Ce petit interlude suffit à calmer un peu cette inquiétude vis-à-vis de la demoiselle qui engage alors la conversation… surement pour éviter de parler d’avantage de son plongeon du haut de l’arbre pour des raisons qui me sont encore inconnues et que j’hésite par ailleurs à demander. Après tout ca ne me regarde pas. Je lève le nez vers le ciel bien bleu. Depuis cette clairière il est totalement visible et on peut parfaitement voir les oiseaux venir virevolter autour des arbres voisins pour s’y loger dans un piaillement bienheureux. C’est vrai que cette journée est particulièrement belle, ou en tout cas elle débute plutôt bien malgré certaines mésaventures.

« Idéale je dirais même ! J’ai toujours aimé profiter du soleil matinal… j’étais loin de me douter que je ferais une rencontre aussi surprenante en venant par ici ce matin ! »

Je laisse échapper un petit rire et souris à Aislinn pour lui montrer encore une fois qu’il s’agit d’une remarque bonne enfant, c’est toujours agréable de trouver quelqu’un avec qui discuter. Je me détends plus ou moins et fini par réaliser que ma pipe c’est éteinte… je l’envisage avec hésitation. Dans le fond je me demande s’il est bien utile de la rallumer maintenant. J’hausse les épaules pour moi-même avant de venir croiser les mains dans mon dos, me balançant doucement sur mes pieds. Je laisse trainer un petit silence… laissant le chant des oiseaux emplir doucement l’air, mais je n’arrive pas à me demander autre chose que « est ce que ca va réellement ». Oh et puis… tant pis si je passe pour quelqu’un d’insistant, après tout on ne va pas me blâmer d’être attentionné non ? Il ne manquerait plus que ça. Passant ma main libre dans mes cheveux j’en viens à demander.

« Une bonne surprise, je dois dire… mais… pardonnez moi d’insister êtes vous sur que tous vas bien ? Plus je regarde cet arbre et plus je me dis que la distance qui vous séparait du sol était particulièrement élevée… »

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Ven 31 Mai - 21:28



”Tu fixas ton interlocuteur de tes yeux noisettes, à la fois brillant de curiosité et de sérieux. Ce dernier semblait douter de tes dires, te faisant remarquer que la chute dont tu avais été victime n'était pas des moindres. Certes, certes. Tu pouvais lui concéder ceci, cependant il n'y avait nullement lieu de se faire du soucis, songeais-tu ! Tu étais en un seul morceau après tout, et ce bien que quelques fines traces carmins viennent déchirer la peau pâle de tes bras et de tes mollets. Celle qui avait le plus souffert ici, c'était sans le moindre doute ta robe qui s'était accrochée à toutes les petites branchettes et branches plus grosses qui dépassaient de la cime alors que tu étais irrémédiablement attirée vers le sol. Puis, à ces étoffes de tissus déchirées, s'ajoutaient la poussière, les feuilles et quelques brins d'herbe que tu avais pu récolter en heurtant le sol. Autant le dire tout de suite ; tu avais maintenant tout d'une véritable souillon. Les cheveux en bataille qui, comme mus par leur propre volonté, avaient décidé de sortir de l'entrave que tu avais créé ce matin-même, à l'aide d'un ruban. Ruban qui était à présent porté disparu, laissant ainsi ta chevelure brune tombée en cascade sur tes épaules et au niveau de tes omoplates. Parmi toutes tes mèches, on pouvait voir quelques brins d'herbe et peu de feuilles de l'arbre dont tu étais tombée. Puis, sur tes joues bien rondes, de la poussière s'était déposée, ainsi que sur le reste de ton corps. Tu ne doutais pas que le voisinage – à l'exception des Sweetpea Ravenclaw bien entendu – allait encore jaser à ton sujet et celui de ton père. Si tu avais pu le faire sans paraître impolie, tu aurais certainement soupiré d'agacement : toutes ces commères – car la gente féminine était représentée de façon majoritaire – te fatiguaient plus qu'elles ne te blessaient, malgré le fait que certains membres de ta famille en fassent partie. Tu n'avais que faire des ''on-dit'' qui pouvaient circuler à ton sujet, mais les remontrances incessantes de la part de tes tantes étaient insupportables et s'étendaient à chaque fois en longueur. Tu ne comptais plus les fois où elles t'avaient retenu un après-midi tout entier et une bonne partie de la soirée pour te faire la morale et essayer de t'inculquer comme une demoiselle Hobbit de ton âge devait se comporter. Tu avais bien entendu prêté une oreille sourde à ce discours que tu connaissais par cœur.
Enfin, tout ça pour dire que le retour à la maison ne serait certainement pas des plus agréables. Ton attention se reporta sur le jeune homme, qui se tenait à présent bien droit face à toi, les mains sur les hanches. L'ombre d'un sourire amusé étira d'avantage le coin de tes lèvres : ainsi, le Hobbit te faisait penser à ton père lorsque tu étais plus jeune et que tu t'étais rendue coupable d'une bêtise quelconque. Il prenait toujours cette attitude pour t'impressionner, se redressant de toute sa hauteur et posant ses poings sur le creux de ses hanches pour tenter de t'impressionner. Et si cela avait fonctionné alors que tu n'étais qu'une petite pas plus haute que trois pommes à genoux, tu avais à présent grandit et cette technique de dissuasion ne déclenchait plus que tes éclats de rire franc. Voilà ce à quoi te faisait penser ton homologue actuellement. Toutefois, tu essayais tant bien que mal de dissimuler ton amusement face à son attitude en détournant distraitement le regard, détachant enfin ton regard du sourire rassurant qu'il t'adressait.

Tu regardas les racines des arbres qui parcouraient la terre, s'enfonçant en elle profondément. Ton regard remonta le long du tronc de quelques uns, puis s'attarda sur leur épais feuillage. Tu remarquas du coin de l’œil l'arbre dont tu avais chuté, et pus y voir les dommages que tu avais causé malencontreusement. Tu n'avais pas été des plus délicates, tu devais bien l'avouer. Cependant, le mal était fait, et tu ne pouvais rien faire de plus pour arranger la silhouette blessée du végétal.

Puis vint le temps des présentations. Tu avais prit la liberté de te présenter en première, comme on te l'avait si bien apprit. Et le jeune homme déclina à son tour son identité en se saisissant de la main que tu lui tendais. Meriadoc Brandybuck – un prénom très original et plaisant, trouvais-tu, dont le diminutif Merry était des plus amusants – avait une poigne légère, mais pas hésitante. Il semblait craindre que si la pression était trop forte, ta main se briserait entre ses doigts. Alors, comme pour lui prouver que tu n'étais pas faite de sucre, tu serras sa paume dans la tienne. Tu n'appuyas pas trop, mais l'étreinte que tu exerçais était assez sûre, déterminée. Tu voulais faire bonne impression, bien que votre première rencontre soit des plus incongrues.

« Enchantée, Merry ! »

Bien vite, ta main lâcha la sienne et vint retomber le long de ton corps. Le rire clair du Hobbit résonna à tes oreilles et tu ne pus empêcher ton sourire de fendre d'avantage ton visage rebondi. Oui, la journée semblait bonne malgré tout. Dans le ciel, il n'y avait pas un seul nuage annonciateur de mauvais temps, les arbres vous offraient un endroit ombragé plutôt agréable alors qu'une brise très légère vint secouer leur feuillage ainsi que vos cheveux par la même occasion.
Ce fut à ce moment-ci que tu te rendis compte de l’innommable bazar qui se trouvait dans ta chevelure. Une feuille eut le malheur de se détacher de tes mèches, tombant juste devant ton nez avant d'atterrir entre tes pieds nus. Ni une ni deux, tes doigts passèrent rapidement dans tes mèches quelque peu emmêlées et se pressèrent de se débarrasser de tout corps étranger. Ceci fait, tu entrepris ensuite de répondre à la question inquiète de Merry.

Armée d'un sourire rassurant et du regard le plus innocent que tu avais en réserve, tu entrepris de rassurer le damoiseau. Oui, tu allais bien, il n'avait pas de soucis à se faire !

« Ne vous en faîtes pas, Merry. lui dis-tu gentiment, Je tiens debout, d'accord ? Tout va bien, et ce même si la distance entre les branches dont j'ai chuté et le sol est assez conséquente ! J'ai écopé de quelques égratignures en tombant, je vous l'accorde, et j'aurais très certainement quelques hématomes ici et là dés demain, mais ce n'est rien de bien dramatique, je vous l'assure ! »

Tu éclatas une nouvelle fois de rire – mais cette fois-ci avec plus de retenue pour ne pas réveiller la douleur au niveau de tes côtes – ponctuant ainsi la fin de ton petit discours. Et là, dés que ton rire se tut, tu entendis le piaillement de tout à l'heure ! Les sens en alerte, tu levas la tête, les yeux plissés, et fixas le nid avec attention.
Puis, aussi soudainement que si une mouche t'avait piqué, tu t'approchas de Merry comme s'il s'agissait d'un ami de longue date, avec un air réjoui sur le visage. Tu te plaças dans son dos avant de placer tes mains sur ses épaules et le poussas gentiment vers l'avant, afin qu'il se retrouve au pied de l'arbre dont tu étais tombée. Tu lui fis signe de regarder en haut, puis entrepris de lui expliquer la situation.

« Regardez en haut ! Voyez-vous, dans les plus hautes branches, un nid douillet ? Eh bien c'était là l'objectif de ma matinée ; j'ai entendu un oisillon s'égosiller, et curieuse comme je suis je n'ai pu m'empêcher de vouloir aller le voir. Sauf que … Le Destin en a décidé autrement. Et –  »

Tu t'interrompis soudainement, te rendant compte de ton comportement que le jeune homme aurait pu trouver déplacé. Tu agissais à son égard de façon certes polie, mais aussi de manière très familière, ce qui n'était peut-être pas à son goût. Aussi, fis-tu un pas en arrière, tes joues s'empourprant légèrement.

« Veuillez m'excuser monsieur Merry, je n'avais guère l'intention de vous importuner … Je me suis laissée emporter. »

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Dim 2 Juin - 12:22

Elle possède un magnifique sourire. Un sourire des plus francs, des plus agréables à regarder étirer doucement ses lèvres fines et légèrement rosées. Ce simple sourire suffirait à rendre un homme heureux pour le restant de la journée et il y avait de quoi. Le soleil brillant avec force et chaleur au dessus de nos tête donnait à l’air une atmosphère à la fois douce et lourde, mais particulièrement appréciable. Un aussi bel été n’était fait que pour raviver les cœurs et forcer les rire à raisonner clair et puissant dans l’air. Et le sourire d’Aislinn c’était comme le soleil, comme la chaleur de l’été bienvenue. Je me plais à m’y perdre à le contempler si bien que j’en oublis peu à peu mon inquiétude car ce sourire est tellement naturel, tellement vrai que je finis par me dire qu’au final… il y à eu beaucoup plus de peur que de mal. Un brin d’hésitation subsiste alors que je lui prend la main pour la serrer dans la mienne… mais la jeune hobbit ne semble pas du même avis que le mien et n’hésite pas à serrer avec une force certaine, surement pour me faire comprendre une fois de plus qu’elle va bien et qu’il est inutile de s’inquiéter. Alors je souris de plus belle, je souris d’être enfin rassuré, je souris en réponse à se ravissant rictus qui trône sur le visage de ma nouvelle rencontre. Enchanté. Ca oui je le suis. Et maintenant, je ne regrette plus aucunement le choix que j’avais fait de venir en promenade par ici ce matin.

Un rire bien plus appuyé que le premier vient s’échapper de ma gorge en voyant soudainement la jeune fille remettre de l’ordre dans ses longs cheveux châtain, couverts de feuilles et de brindilles en tous genres. Je n’y avais même pas prête attention ne serait-ce qu’une seconde alors la voir s’agiter comme ça pour enlever le plus d’éléments végétal de sa chevelure est plutôt amusant. Je la détaille une nouvelle fois constatent l’étendu des dégâts sur sa pauvre toilette… complètement déchirée, et ses bras et ses jambes égratignés me font presque de la peine… mais la voix de la donzelle me sort de ma torpeur pour m’offrir un sourire qui se veut rassurant au possible et elle s’acharne à me faire comprendre que tout vas bien. Face à ce petit regard plein d’innocence et ses douce paroles, j’en viens à me dire que je suis peut être allé un peu loin en me montrant aussi insistant… après tout qui suis-je pour essayer de faire la morale à une étrangère alors que celle-ci n’en attend surement rien de ma part. Son rire cristallin vient emplir la clairière d’une note pleine de douceur et de volupté. Peut être qu’il serrait tant d’arrêter de jouer les adultes alors que tu n’en es même pas encore un dans ta tête Merry.

Je ris à mon tour, laissant nos deux voix s’entremêler dans une ambiance pleine de gaité. La vie est si belle. La matinée est idéale. Les rencontres que l’on peu faire même au hasard sont souvent les plus intéressantes et pour l’heure je n’avais rien à contredire. Alors je souris, laissant retomber mes bras le long de mon torse… détendant doucement mes muscles encore contracté par l’inquiétude. A quoi bon se faire des soucis indéfiniment. Oui mais voila, je suis comme ça. D’aucun me dirait qu’il serait judicieux que j’agisse de la même façon envers moi-même… mais je suis du genre à ne pas respecter un seul mot des conseils que je donne moi-même. Gonflé ? Non je ne dirai pas ça… c’est simplement que je ne peux pas m’empêcher d’être altruiste. Défaut ou qualité ? Très certainement un peu des deux je dois l’avouer. La gentillesse n’est pas forcément toujours bien vu.

« Et bien tant mieux dans ce cas… »

J’ajoute un sourire à mes mots, et comme mon interlocutrice, j’écoute le piaillement des oiseaux qui viennent doucement raisonner au sommet des arbres. Une mélodie suraigüe et répétitive qui pourtant chantonne pour les plaisir des oreilles. Un petit bruit encore plus aigu que les autres vient pourtant surplomber toute cette jolie symphonie naturelle. Le chant des oiseaux mêlé à la brise légère qui vient faire bruisser les feuilles des arbres. De temps à autres on peu entendre le bruit d’une brindille craquer ou quelques feuilles mortes se soulever au grès du vent dans un petit tourbillon pour venir se reposer un peu plus loin. Délicate harmonie qu’est la nature, et doucement ce petit soliste dont la voix raisonne plus fort et plus fort encore vient s’accaparer le mérite de tout l’orchestre et alors que je suis totalement concentré sur la direction du piaillement, je sens quelque chose venir se poser délicatement sur mes épaules. Je me retourne et je m’aperçois qu’il s’agit d’Aislinn, sourire aux lèvres. Doucement je sens une pression s’opérer dans mon dos et je m’avance dans la direction que la jeune hobbit me pousse à prendre avec toute la curiosité des Brandybuck mise en avant. Je suis le mouvement de sa main qui me fait signe de lever la tête et je peux enfin le voir. Le petit soliste qui chantonne plus fort que tout le monde. Il veut s’accaparer toute l’attention du public !

La petite voix d’Aislinn raconte… elle voulait donc arriver jusqu’au ni de l’oisillon ? Mais malheureusement dame nature n’avait certainement pas été d’accord pour la laisser faire. J’écoute attentivement avec le plus grand respect, ce genre d’histoire est toujours tellement intéressant. Je ne prête pas attention aux deux mains de la jeune fille sur mes épaules, je suis trop occupé à regardé dans la direction du bébé oiseau avec un sourire béat sur le visage jusqu’à ce que la voix de mon interlocutrice ne se coupe soudainement, ce qui me sort de mon petit songe improvisé. Je suis presque déçus de cet arrêt soudain et je me retourne vers Aislinn qui à déjà lâché mes épaules pour reculer avant de s’excuser de son comportement familier envers moi. Laissant tout d’abord un petit silence d’incompréhension planer, je fini par éclater ouvertement de rire. Un rire qui aurait très certainement pu s’entendre jusqu’à chez moi !

« Vous excuser ! Mais mademoiselle, vous attisez ma curiosité avec votre histoire et je n’ai nullement envie de l’entendre s’arrêter si vite ! »

Mon rire se poursuit de plus belle… je n’ai que faire des formule de politesse, bien entendu je ne suis pas du genre à les ignorer, mais en l’occurrence je n’avais trouvé le geste de la jeune hobbit ni mal venant, ni déplacé. Alors je ponctue mon propos en tendant la main vers elle, pour lui faire comprendre que je ne suis aucunement ennuyé par ce qui vient de se passer, d’ailleurs je relève le nez vers l’oisillon qui continue de chantonner gaiement… il a peut être faim, à cet âge là, les oiseaux ça passe leur temps à manger. Je détournais à nouveau le regard vers la jeune fille, lui offrant un superbe sourire, la main toujours tendue vers elle. Finalement comme pour lui montrer que tout ce que je dis est on ne peu plus vrai, je m’approche moi-même de la jeune hobbit pour lui prendre délicatement la main et la reconduire sous le grand arbre où se trouve le ni. Je cherche un peu… j’entends d’autre piaillement non loin et je suis presque persuadé de savoir de qui il s’agit.

Lentement je fais faire le tour du tronc à Aislinn, faisant en sorte de garder le petit amati de brindilles et l’animal toujours en vue. Enfin, deux autres oiseaux colorés et bien plus gros se trouvent visibles dans l’arbre, l’un cogne durement contre l’écorce avec son bec pour en sortir quelque verre ou je ne sais quoi d’autre, et le deuxième s’applique à cueillir une petite baie verte accroché sur une branche. Nous suivons ainsi le mouvement des volatiles jusqu’à ce que ces deux là s’envolent pour rejoindre le ni qui avait tant attiré l’attention de la jeune fille plus tôt. Nous finissons par retrouver notre place initiale, là où le ni est le plus en vue et là nous assistons à un spectacle des plus appréciable. Le petit oisillon piaille de plus en plus fort à l’approche des deux adultes et ceux-ci s’empressent de déverser dans son bec le fruit de leur récolte. Je murmure doucement à Aislinn comme si j’avais peur que les oiseaux m’entendent et ne s’enfuient tout à coup.

« Vous avez vu ! Ces parents sont là ! Le pauvre petit doit vraiment avoir faim pour chanter si fort ! »

Je me mis à rire doucement, oubliant complètement que j’étais si inquiet il y à encore quelque seconde. Je n’ai pas hésité à me montrer avenant envers la jeune fille et mine de rien… je ne me préoccupe pas vraiment de savoir si mon geste envers elle ne l’a pas trop déstabilisé. Elle semblait tellement désolé d’avoir agit de façon si amicale que je n’ai pas pu m’empêcher de lui montrer que je ne suis pas du genre à craindre le contact. Moi timide ? Jamais ! Bien au contraire. Je garde alors mon regard prisonnier du spectacle attendrissant. C’est surprenant de voir comment les animaux s’occupent de leur progéniture. Un jour l’oisillon volera de ses propres ailes et fondera sa propre famille, fera son propre ni et puis… à son tour il nourrira ses petits dans un cycle de la vie parfaitement orchestré. La nature est une chose si étonnante ! Elle trouve toujours le moyen de vous émerveiller… d’une façon ou d’une autre.

Enfin, les deux parents quittèrent une nouvelle fois le ni, abandonnant le petit oiseau à ses piaillements incessant. Il faudrait qu’il patiente encore un peu pour une nouvelle tournée.

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Dim 2 Juin - 14:10



”Tu n'obtins, pour toute réponse à tes excuses maladroite, qu'un éclat de rire chaleureux. Tu laissas ton regard surpris se poser sur le visage de ton interlocuteur ; une vague de soulagement s'empara alors de toi. Tu ne l'avais pas offensé en te montrant si familière, qu'il était bon de savoir cela ! Car tous les Hobbits n'auraient pas réagit ainsi, tu en étais certaine. Par exemple, tes cousins n'auraient guère apprécié que tu ne fasses qu'effleurer leurs épaules du bout de tes doigts fins, et ils se seraient empressés de te rejeter vivement. Cependant, tu n'avais pas besoin de penser aux horribles fils et filles de ta tante, car Merry n'était pas comme eux. Non, Merry était quelqu'un d'agréable et que tu appréciais grandement. Tu savais que cela ne faisait seulement que quelques minutes depuis que le jeune Hobbit et toi vous étiez rencontrés, néanmoins tu sentais qu'il n'était pas désagréable et tu ne doutais pas que ce n'était plus qu'une question de temps avant que tu ne lui accordes une confiance plus que totale. Oui, tu étais du genre à t'attacher facilement aux gens. Toutefois, comment pouvais-tu résister à ses éclats de rires et les légers creux qui se logeaient sur ses joues rondes lorsqu'il riait ? Tu faisais partie de cette catégorie de personnes qui ne pouvait décidément pas résister aux choses que les autres pouvaient trouver insignifiantes. Tu chérissais un sourire sincère autant que le matelas moelleux de ton lit et un éclat de rire chaleureux autant qu'un bon repas préparé avec amour. C'était aussi simple que cela, tu n'étais pas compliquée dans le fond. Tu aimais les choses les plus simples qui soient. Comme tous les autres Hobbit, bien entendu, vous n'étiez pas un peuple très exigeant ; vous aimiez votre sérénité et la bonne nourriture, cependant tu trouvais qu'il y en avait toujours quelques uns qui étaient plutôt tatillons et un peu trop demandeurs parfois. Tu ne citeras ici personne, tu ne voulais pas être mauvaise langue et il se pouvait bien que l'aversion que tu éprouvais à l'égard de certaines personnes fausse ton jugement. Et tu ne voulais pas que cela se produise, bien que tu n'exprimas pas tes pensées à voix hautes. Naïve que tu étais, tu étais persuadée que penser du mal des gens quand cela ne se justifiait pas était quelque chose de honteux.
Un sourire bien large ayant prit la place de ta mine inquiète et désolée, tu secouas la tête distraitement dans l'espoir de chasser ces pensées futiles. Tu regardas ensuite quelques instants la main que le jeune Meriadoc te tendait, attendant probablement que tu t'en saisisses. Tu hésitas un peu. Oh, pas que tu craignais d'être une nouvelle fois trop familière à son égard – puisque cette fois-ci c'était ton homologue qui était à l'origine de ce mouvement – mais tu ne savais pas trop ce qu'il avait en tête. Et tu appréciais de savoir où tu allais. Merry ne te laissa pas plus de temps pour tergiverser car il se saisit de la main que tu ne t'étais pas encore décidée à lui donner. Tu ne cherchas pas à résister lorsqu'il t'entraîna à sa suite pour faire le tour du tronc.

« Vous savez, monsieur Merry, lui dis-tu distraitement en contemplant les hautes branches et le feuillage épais de l'arbre que vous contourniez, en réponse à ce qu'il t'avait dit pour balayer tes excuses, l'histoire que je vous racontais n'était pas des plus intéressantes. Je n'allais que vous conter le pourquoi du comment de ma chute, bien que je sois certaine que vous ayez deviné la majorité des faits ! »

Tu n'ajoutas pas un mot de plus, suivant le Hobbit qui tenait toujours ta main prisonnière. Vous vous arrêtâtes au pied de l'arbre, à votre point de départ. Le nid était plus visible de là où vous vous trouviez. Et ce fut là que ton compagnon te fit remarquer quelque chose que tu n'avais pas vu auparavant : les parents du petit volatile se trouvaient non loin de là. Ton éternel sourire chaleureux s'étira d'avantage, alors que tes yeux se mirent à briller avec une intensité que tu ne serais pas parvenu à dissimuler même si l'envie t'en avait prise. Alors que les deux oiseaux s'empressèrent de nourrir leur progéniture, tu retins ton souffle, émerveillée. Ce n'était pas tous les jours que tu pouvais assister à un spectacle aussi attendrissant. Tu trépignas presque. Cette scène familiale t'excitait au plus au point et tu ne cherchais pas à t'en cacher. Tu ne quittas pas le nid des yeux, même lorsque les parents prirent leur envol très probablement afin d'aller chercher des provisions pour leur petit. Petit qui se remit à user de ses puissantes cordes vocales quand il se retrouva seul.
Tu éclatas alors de rire, sans la moindre raison apparente. Le simple spectacle que tu venais de voir t'avait juste mise en joie, et tu l'exprimais en riant à gorge déployée, oubliant toutes les courbatures dont ton corps était victime. Cette scène était tout simplement adorable, trouvais-tu.

« Le petit a juste faim! t'exclamas-tu en te tournant vers ton homologue, pointant l'évidence, Le pauvre ! Je me demande depuis combien de temps il attend ainsi ! Enfin, tant que ses parents s'occupent de le nourrir, c'est l'essentiel ! Je ne voudrais pas qu'il meurt de faim, ce serait vraiment dommage pour un si petit oiseau qui ne sait probablement pas encore voler ! »

La nature était vraiment bien faite. Tu avais vu les parents de l'oisillon et cela te rassurait : il n'était pas seul et pouvait compter sur ses aînés pour subvenir à ses besoins. Tu étais sûre que ces derniers ne l'abandonneraient point. Instinct de préservation oblige.
Tu aurais pu rester un moment ainsi, au pied de l'arbre, à bavasser sur tout et rien, ta main dans celle de Merry. Seulement, l'état apparent de ''famine'' dans lequel se trouvait le bébé oiseau eu comme un effet boomerang sur toi. Ton ventre grogna bruyamment, te rappelant que tu avais sauté le second petit-déjeuner ce matin-là. Et alors que le bruit résonnait dans la petite clairière, tes joues prirent une très intense couleur carmin, témoignant ainsi de la grande gêne qui t'envahissait présentement. Tu évitas soigneusement le regard de ton interlocuteur, passant une main sur ton visage rouge alors que tu balbutiais quelque phrase sans queue ni tête. Tu ne t'étais pas attendue à ce que ton corps agisse ainsi … à vrai dire, tu ne t'attendais à rien. Cependant, ton organisme avait décidé de te mettre dans l'embarras. Tu posas ta main libre au niveau de ton estomac, qui protestait toujours aussi bruyamment contre le fait que tu ne lui apportais rien pour le sustenter.

« J'ai sauté le second petit-déjeuner ce matin, expliquas-tu à Meriadoc avec un air mi-désolé mi-gêné, je n'aurais peut-être pas dus … Ma voisine m'avait pourtant invité, j'aurais dus accepter ! »

Ton ventre protesta une fois encore et, comme s'il était doté d'une personnalité propre, tu lui assénas une très légère tape accompagné d'un ''chut'', dans l'espoir qu'il se taise. Toutefois, il n'en fut rien et tu le sentis faire des nœuds douloureux alors qu'il continuait de gargouiller.

« Hm … ! J'ai cru voir un pommier sur le chemin, et … si ça ne vous dérange pas, j'aimerais m'y rendre et cueillir quelques pommes. Si vous n'y voyez pas d'inconvénients, bien sûr ! Car mon estomac est tellement bruyant que je crains de ne plus rien entendre à part ses grondements insatisfaits ... »

Et si cela te permettait de te sustenter, tu n'hésiterais pas une seule seconde à gravir les branches d'un nouvel arbre. Cependant, tu n'en dis rien à Merry, qui semblait être de nature assez inquiète. Il n'avait guère besoin de se faire du mouron, tu savais ce que tu faisais !”

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Lun 3 Juin - 16:38

Monsieur… monsieur ?? Bien entendu cette petite préposition n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Certes j’avais l’habitude de l’entendre, mais la plupart du temps ce sont les gens qui me connaissent grâce à ma famille qui m’appellent comme ça, ou bien les suivants. Les Brandybuck sont une famille… que l’on peu considérer comme noble parmi les hobbits. Mais personnellement je ne me suis jamais vraiment pris au sérieux –sauf les moments ou ça pouvait m’être utile- D’ailleurs c’est pour ça que je vis à Bag-End et non pas à Buckland… je n’ai jamais vraiment aimé me dire que beaucoup ne viendrait s’adresser à moi que par intérêt ou Dieu sait quoi d’autre. Alors non. Ici je n’étais pas habitué à ce que l’on m’appel monsieur. Je pouvais parfois l’entendre de la bouche de Sam, mais chez lui ça ne m’avais jamais semblé étrange. Mais autant le monsieur ça allait à ravir à Frodon, autant à moi… j’ai l’impression que ça me vieillit… et je ne suis pas si vieux que ça non ? 36 ans… à peine 3 ans de plus que la majorité ! Je souris alors à Aislinn hésitant tout de même à lui faire comprendre qu’elle pouvait simplement m’appeler Merry si elle en avait envie. Mais pour le moment je gardais mes lèvres closes, me contentant de lever les yeux au ciel. Certaines familles sont très a cheval sur les principes, peut être qu’il en est ainsi dans la sienne… c’était bien la première fois que j’entendais son nom de famille… j’irai surement faire quelques recherches plus tard.

Mais pour l’heure il y avait bien plus important… si, si observer se petit oisillon dans son ni se faire donner la béquée par ses parents est tout ce qu’il y a d’important. L’amour de la nature, des choses qui poussent mais aussi des animaux. Un corps à corps fusionnel avec les enfants de Gaïa. Apprécier un rayon de soleil qui vient courir sur son visage, se délecter de l’odeur des fraises des bois juteuse à souhait, se repaitre du chant de l’hirondelle ou du rossignol, et jouir d’un bon repas… voila ceux à quoi aspirent les hobbits. Alors ce spectacle qui s’offrait à nous était comme une récompense, la récompense d’une osmose parfaite avec la nature. Nous étions là, main dans la main à contempler le cycle de la vie de mettre doucement en place. Petit oiseau deviendra grand, mais pour le moment ses plumes sont encore un duvet fin et doux, ses pattes ne supportent pas son poids et sa simple occupation est de se nourrir. Manger, manger et manger encore. Pour grandir. Pour prendre des forces. Pour qu’un jour le cycle se perpétue dans une nouvelle génération. Mon sourire s’accentue lorsque je détourne la tête vers Aislinn. Ses yeux brillent d’émerveillement et ce sourire toujours aussi sincère qui fend ses joues la font irradier de bonne humeur. Puis son rire franc vient à nouveau raisonné, doux et joyeux.

« Les oiseaux passent tous leur temps à nourrir leurs petits jusqu’à ce que celui-ci apprenne à voler alors vous pouvez être tranquille… celui là n’apprendra visiblement pas tout de suite en effet ! »

Le petit chanteur n’a presque pas de duvet sur lui et lorsqu’il s’égosille pour réclamer sa panade, on peut voir son cou s’étirer comme un élastique. Je me demande presque comment il fait pour ne pas arracher sa malheureuse petite tête du reste de son corps en se tortillant comme ça. Mon rire vient se joindre à celui de la jeune hobbit, si fort que l’oisillon se trouve pris de mutisme pendant quelques secondes. Un bref instant de silence pris doucement place dans l’atmosphère maintenant parfaitement détendue, qu’il était bon de profiter du temps qui passe sereinement avec pour seul soucis de se demander si les parents d’un bébé oiseaux rentreront bientôt pour nourrir leur progéniture. Jusqu’à ce que… un grognement vienne perturber le silence presque total de la forêt. Ce n’est pas bien dur de deviner de quoi il s’agit mais pendant un court instant j’ai presque l’impression que c’est mon propre estomac qui se rebelle. Mais en voyant les joues d’Aislinn prendre une tinte rosée… je ne tarde pas à comprendre qu’elle est la raison de sa gêne soudaine. Je souris, retenant un petit rire pour éviter de lui faire croire que je me moque d’elle, ce qui n’est assurément pas le cas. Au contraire je compatie même à sa « douleur » lorsqu’elle vient me dire comme pour se justifier qu’elle a sauté le second petit déjeuner. Après tout… je suis dans la même situation.

Lorsque ma nouvelle compagne me fait savoir qu’elle a vu un pommier non loin et qu’elle voudrait s’y rendre, je souris de plus belle, j’avoue qu’un ou deux de ses fruits ne me ferais pas de mal à moi non plus. L’effet boomerang semble se propager et j’en viens à me dire que… mon estomac ne va surement pas tarder à se joindre aux plaintes de celui d’Aislinn. Alors pour éviter un concerto improvisé… je ne vois pas d’autre solution. Je réfléchis un instant. J’aurais tout aussi bien pu lui proposer de venir prendre le second petit déjeuner chez moi… après tout il y avait suffisamment à manger pour deux… même pour dix s’il l’avait fallut. Mais… je me retins de faire la proposition. Même si j’ai toujours adoré recevoir des invités. Nous ne nous connaissons que depuis peu de temps et ma proposition pourrait lui sembler déplacer… voir tendancieuse et je n’ai pas envie de passer pour un gougeât. Attendons encore un peu, qui sait peut être que l’occasion se représentera.

« Ça ne me dérange pas… bien au contraire ! Je crains d’être dans le même cas que vous et j’ai bien peur que mon estomac ne se mette bientôt à crier famine à son tour. »

Je ponctue ma phrase par un rire court, passant une main dans ma chevelure bouclée. Ce n’est pas de la gêne mais plutôt de l’amusement que l’on peu lire sur mon visage alors dans un signe de tête j’indique à la jeune hobbit de passer devant pour me conduire au fameux arbre plein de bons fruits bien juteux. En effet pour arriver jusqu’ici je n’avais croisé aucun pommier alors elle avait surement du prendre un chemin différent du mien. A mois que ce ne soit parce que à mon arrivé dans la forêt j’étais trop absorbé par son ambiance paradisiaque que j’en avais oublié de faire attention au paysage ? Quoi qu’il en soit le chemin se déroula dans un calme certain, je n’osais pas vraiment ouvrir la bouche pour parler bien que je soit d’un naturel bavard… si j’avais été avec Pippin, Sam ou Frodon ça aurait surement été différent mais en l’occurrence ma rencontre avec Aislinn étant toute nouvelle je ne voulait pas non plus la brusquer avec les risque plausible de l’assommer avec mes discourt incessants.

Plus nous marchons et plus je sens mon estomac se tordre à son tour… c’était une bonne idée que de partir à la recherche de ce pommier puisque visiblement la faim me gagnait peu à peu. Plus nous avançons, plus nous nous rapprochons de notre but et plus j’en viens à espérer apercevoir l’arbre miraculeux que je considère déjà presque comme un trésor. Encore un peu. Encore un peu. Prend ton mal en patience Merry. Moi patient ? Oui bien sur je suis la patience et le calme incarné c’est bien connu… c’est fou si Pippin était là il se serait déjà mis à rire en me descendant plus bas que terre, arguant que je suis incapable d’attendre quoi que ce soit, mais il pourra dire tout ce qu’il voudra je possède bien plus de patience que lui. Cette simple pensée me fait sourire, un sourire presque idiot au vue de la situation puisque personne n’a rien dit pour me laisser cette impression d’amusement. Heureusement que je ne me suis pas laissé aller au rire sinon j’aurais pu définitivement passer pour un fou. De temps en temps je jette un regard à ma compagne qui semble plus que concentrée dans son itinéraire… alors j’en profite pour observer les alentours de la forêt. Tout est vert et brun, des couleurs que j’affectionne tout particulièrement les grandes feuilles des arbres nous protègent du soleil brulant qui chauffe et qui pousse au chant des cigales. Nos pas s’entendent à peine sur le chemin si bien que tous les petits bruits alentours sont démultipliés.

« La forêt est si paisible… »

Et comme pour venir contredire mes propres mots, je laisse ma voix s’élever dans un murmure

Chantez feuillages, bois et fourrés
Laissez votre mélodie nous entourer
Et lorsque la brise légère et calme
Soufflera cristalline et invisible
Ils danseront
Et lorsque la pluie pure et claire
Tombera en diamant de lumière
Ils brilleront
Et lorsque la soleil fière et chaude
Brillera fil doré et intangible
Ils pâliront
Ces feuillages, bois et fourrés
Qui murmurent leur symphonie


J’achève ma chanson dans un soupire… j’ai pris soin de ne pas fredonner trop fort au risque de gêner la jeune hobbit à mes côtés, mais j’ai pour habitude de ne pas me préoccuper de ce genre de détail, la forêt est un lieu qui laisse aller à la rêverie, à l’imaginaire et bien sur à la poésie. Chanter pour les hobbits c’est comme respirer pour les Grandes Gens… un concept. Une façon de vivre et de voir les choses… J’aimais me souvenir de texte que l’on m’avait enseigné enfant… j’aimais sentir mon souffle se régulait alors que mes corde vocale vibraient doucement entre elle… un hommage à ce petit coin de paradis

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Sam 8 Juin - 20:20



”Et ton ventre criait famine comme jamais, alors que tu attendais plus ou moins patiemment la réponse de ton interlocuteur. Il était rare que ton estomac soit aussi bruyant, cependant il était tout aussi rare que tu sautes le second petit-déjeuner ou quelque repas que ce soit. Tu étais très attachée à la bonne nourriture et les bienfaits que cette dernière. Tu ne pouvais agir et réfléchir convenablement, qu'avec une estomac plein. Ce qui était à présent le cas. Tu n'avais que faire de tes égratignures et de ta robe en lambeaux, tu te fichais complètement de la chute que tu avais faite plus tôt ; tout ce qui importait à présent était de trouver un moyen de rassasier ton ventre désespérément vide. Tu étais prête à tout, ou presque. Il y avait tout de même certaines limites à ne pas dépasser. Tu pouvais faire un certain nombre de choses lorsque tu avais faim et qu'il fallait que tu te sustentes, néanmoins tu faisais toujours preuve d'un peu de réserve. Tu ne voulais pas te mettre en danger, risquant de ne pouvoir avaler ce dont ton ventre avait cruellement besoin. Alors oui, tu étais prête à escalader un pommier, malgré la mésaventure qui t'était tombée dessus. Mais tu ferais bien attention, cela allait de soi ! Tu te devais de cueillir quelques pommes, puis de revenir sur terre sans encombres afin de pouvoir les déguster. Ces fruits, bien rouges et bien brillants, que tu avais entraperçu sur le chemin avaient l'air fort appétissant. Tu les avais vu du coin de l’œil et n'y avais guère porté d'avantage attention, ton ventre digérant encore ton premier repas de la journée. Cependant, maintenant que ton estomac était vide, tu salivais rien qu'en songeant aux faibles réminiscences de ces fruits pendus à leurs branches.
Tes pensées orientées vers la nourriture et le moyen de s'en procurer s'arrêtèrent subitement lorsque le jeune homme prit de nouveau la parole, t'annonçant qu'il était dans le même cas que toi et que son ventre ne tarderait pas à faire des siennes bientôt s'il ne faisait rien. Ton petit air gêné céda alors vite sa place à un large sourire rassuré ; ainsi donc, Meriadoc Brandybuck n'était pas du genre à faire des remontrances quant à l'importance de tous les repas dans une journée de Hobbit, il lui arrivait même d'en sauter un de temps à autre ! Tant mieux pour toi, car tu n'étais pas d'humeur à entendre les règles moralisatrices de qui que ce soit, ton ventre vide te rendant plus que facilement irritable. Ce fut donc avec un large sourire que tu resserras ta prise sur la main du Hobbit – sans toutefois lui faire mal, tu n'avais pas non plus une poigne de fer – et entrepris de l'entraîner à ta suite, afin de lui montrer ledit pommier.

« Parfait, parfait ! Suivez-moi monsieur Merry, je vous conduirai au pied du pommier en un rien de temps ! »

Tu ne laissas pas l'occasion au pauvre Hobbit de répondre, que tu t'étais déjà mise en marche. Tu trottinais d'un pas à la fois léger et décidé. Tes cheveux en bataille flottaient légèrement derrière tes épaules, alors que tu tenais toujours fermement la main de ton compagnon. Comme si tu craignais qu'il ne t'échappe, comme si tu craignais qu'il ne se décide à te fuir, se rendant soudainement compte que tu n'étais pas la jeune Hobbit la plus fréquentable de Hobbiton. Tu te mordis l'intérieur des joues pour chasser cette inquiétude aussi soudaine qu'infondée. Le jeune Meriadoc semblait être quelqu'un d'ouvert d'esprit après tout, au lieu de te fuir lorsqu'il avait vu ta silhouette à terre ou lorsque tu t'étais montrée un tantinet trop familière à son égard, il ne t'avait pas repoussé comme pouvaient le faire certains, bien au contraire même ; il t'avait rassuré en te montrant que ce genre de comportement ne le dérangeait guère, à ton plus grand soulagement. Meriadoc était quelqu'un de bien dans le fond, avais-tu subitement pensé. Tu le sentais, tu en étais persuadée. Tu jetais un regard en coin au principal intéressé, le fixant quelques secondes avant de te concentrer sur ton chemin. Oui, le Brandybuck qui t'accompagnait était incapable d'être méchant, tu en étais convaincue ; son visage rond et ses boucles châtains ne faisaient que renforcer ta conviction.
Tu continuais donc de trotter tranquillement, ta main toujours liée à celle de ton homologue. Tu regardais à gauche et à droite, faisant bien attention à ne pas te perdre. La survie de ton estomac en dépendait. Aussi étais-tu très concentrée, et quand ton interlocuteur fit une remarque quant à l'atmosphère paisible de la forêt, tu lui fournis pour toute réponse un ''Hmm!'' distrait. Tu pensais que cela clorait la discussion, sans être une réponse impolie, cependant tu avais tort.

En effet, le jeune Hobbit avait très discrètement entamé un chant dont tu ne parvenais à discerner les paroles, tant il semblait murmurer les composants de la mélodie. Tu tendis vainement l'oreille dans l'espoir de comprendre les mots qui passaient la barrière de ses lèvres roses, mais tu ne parvins à saisir qu'un murmure, un semblant de la symphonie que ton interlocuteur avait composé en cet instant. Curieuse comme tu l'étais, tu ne pus t'empêcher de te retourner vivement vers lui, l'air interrogateur. Tu plongeas ton regard dans le sien.

« Vous chantez, monsieur Merry ! Et que chantiez-vous là ? Je n'ai pu vous entendre, votre voix était presque inaudible ! »


Et avant qu'il aie pu formuler quelque réponse, tu ouvris grand les yeux, ravie. Derrière le jeune Hobbit, se trouvait le pommier dont tu lui avais parlé plus tôt. Tu trépignas presque avant de t'élancer vers l'arbre, lâchant enfin la main que tu avais retenue prisonnière jusqu'à présent. Des exclamations victorieuses et ravies s'échappèrent de tes lèvres qui formaient un large sourire, alors que tu te précipitais vers le tronc du pommier. Tu vis que les branches étaient bien trop hautes pour que tu essaies de sauter afin de t'y agripper, aussi après quelques secondes de réflexion te retournas-tu vers Merry, toute souriante.

« Monsieur Merry ! Venez par ici, j'ai une idée ! Que diriez-vous de me faire la courte échelle afin que je puisse atteindre les pommes pendues aux branches les plus basses ? Et ensuite j'irai cueillir celles un peu plus haut, comme ça nous aurons un fameux second petit-déjeuner ! Croyez-moi, d'ici, ces pommes ont l'air tout bonnement exquises ! Elles sont bien rouges ! Ah ! Elles me donnent encore plus faim, si vous saviez ! »

Tu étais toute excitée à l'idée de pouvoir subvenir aux besoins de ton estomac capricieux, et n'avais pu t'empêcher de t'exprimer telle une enfant. Tu avais tellement hâte que ton compagnon vienne te rejoindre afin que tu puisses cueillir quelques pommes, tant pour toi que pour lui !”

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Dim 9 Juin - 21:51

Main dans la main, comme deux amis de toujours nous marchons. Nous marchons tranquillement en suivant les effluves tranquilles du sapin et du hêtre se mélangeant au gré de la brise douce qui vient faire danser les feuilles et vibrer les fleurs. La forêt semble en fête avec l’été qui s’annonce. Beau et chaud. Il sera fertile, surement un des plus généreux que l’on ai connu depuis bien des années en arrière. Un été qui nous offrira les fraises de la Comté, si rouges et si belles, si tendre au croqué et si juteuse au goût. Un été qui nous apportera le blé, doré à souhait comme si les rayons du soleil se reflétaient purement et simplement à la surface des graines emmitouflés qui se tiennent au bout des longues, très longues tiges. Le blé qui se balance doucement et sonne dans un léger crissement et qui bien sur servira à confectionner le pain, croustillant sur sa croute et moelleux dans sa mie. Rah ! Quels doux songes que nous apportent cet été qui approche doucement. Des songes qui semblent particulièrement délicieux… des songes… qui donne faim ! Mon ventre se met doucement à gronder tandis que je m’efforce de faire de mon mieux pour en dissimuler la chansonnette. Je me concentre sur le paysage en camaïeux de vert, le gazouillis des oiseaux qui raisonne en de petits cris stridents qui mêlés les uns aux autres forment un petit concerto.

La forêt musicienne, chef d’orchestre pour tous ses acteurs, instrumentiste et choriste à l’unisson pour une symphonie harmonieuse, on croirait presque entendre siffler la flute et vibrer les violons. Et dans cette ambiance joyeuse et pleine d’entrain, nous sommes là, simple créatures parmi tant d’autres, spectateur de cette chorale naturelle et envoutante. Il faut tendre l’oreille, prêter attention à chaque son, chaque tintement pour en comprendre tout le sens et je dois avouer que cette atmosphère légère qui plane au dessus de nous me donne plus envie d’être acteur que simple spectateur, c’est pourquoi je me laisse allé à fredonner… mais pas trop fort… je ne voudrais pas gêner Aislinn dans sa rechercher du fameux pommier qui nous promet régale et délice. Je chantonne pour moi, tentant de me mélanger aux sons de la forêt, mais lorsque je termine mon refrain, ma jeune compagne me fait savoir qu’elle est intéressée. Qui sait peut être aurais-je pu me permettre de chanter un peu plus fort, mais ce qui est fait, est fait. Je doute qu’elle connaisse cette chanson, tout simplement parce que moi-même je ne la connaissais pas avant de la laisser sortir de ma bouche. Je m’apprête alors à répondre à sa question lorsque finalement, comme si elle avait totalement oublié ce qu’elle venait de me demander elle lâcha subitement ma main pour accourir vers un arbre un peu plus loin.

Il ne me faut pas trop réfléchir pour comprendre qu’il s’agit alors de notre Eldorado. Je regarde la jeune hobbit accourir vers le gigantesque pommier, je la regarde faire… et je souris, je ris même, je ris à vois basse en la voyant crier ainsi victoire. De mon côté j’avance d’un pas toujours aussi calme, mes iris turquoise brillant de plaisir devant la beauté de l’arbre qui nous fait face. Majestueux et… recouvert d’un nombre presque incalculable de fruit à la couleur carmine. Elles ont l’air si bonnes, si… juteuses ! Elles ont l’air si grosses ! Pour un pommier sauvage s’en est presque surprenant. Je m’approche un peu plus de l’idylle le nez levé en l’air pour détailler l’arbre sous toutes ses coutures. J’en suis comme hypnotisé, totalement ravis. Mon ventre exprime alors qu’il serait peut être temps de faire attention à son p’tit confort plutôt qu’à la beauté des pommes sur les branches. Et comme pour soutenir l’opinion publique, la voix d’Aislinn raisonna jusqu’à mes oreilles alors qu’elle me demandait de la rejoindre. Bien vite elle ne tarda pas à me faire par de son plan. Puisqu’elle était trop petite pour atteindre les branches les moins hautes de l’arbre, je devais lui faire la courte échelle afin de lui permettre de grimper. La tout de suite… l’idée ne m’enchantait guère, à vrai dire la jeune imprudente était déjà tombé une fois pour satisfaire sa curiosité est ce qu’il n’était pas prudent d’éviter de tenter le diable par gourmandise ?

Je jaugeais la distance qui nous séparait des branches basse du pommier… pour moi aussi il était impossible de les atteindre et ce même en sautant. Je lui aurais bien proposé le compromis de faire l’inverse, c'est-à-dire me laisser monter dans l’arbre mais… comment dire. Bien que loin d’être trop en chair… je pesais quand même mon poids, et ma nouvelle compagne… si fine… ne parviendrait surement pas à me soulever. Alors je n’ai pas vraiment le choix. Me voila contrains de peser le pour et le contre. J’observe l’arbre, une main en dessous du menton en me demandant de quelle façon la moins dangereuse nous pourrions récupérer ses beaux fruits. Et puis finalement… je me dis que… j’en fais surement trop. Trop de sécurité, trop d’inquiétude, trop de tout ça ! Si j’étais avec Pippin ca fait déjà une bonne minutes qu’il serait sur mes épaules pour essayer d’attraper une branche afin de se hisser dans l’arbre et bien entendu je ne l’en aurait pas empêché. A nous deux nous sommes de véritable casse cou, imprudents je devrais même dire. Nous ne jaugeons pas le danger, agissant d’abord et réfléchissant ensuite. Tout ce passe bien dans ses moments là alors pourquoi serait-ce différent maintenant ? Parce que ce n’est pas Pippin ? Parce que la jeune hobbit a déjà subit une chute aujourd’hui ? Allons bon Merry, tu es là pour la soutenir maintenant non ? Si jamais il se passe quelque chose tu seras là pour l’assurer. Alors c’est non sans une certaine appréhension que je finis par répondre dans un sourire chaleureux

« Vous avez raison elles ont l’air excises ! Allez, grimpez donc ! Mais faites attentions… »

Je n’ai pas pu m’empêcher de lancer un avertissement, mais c’est de bonne guère, on ne peut pas me reprocher d’être attentionné loin de là. Alors je me plante à la base du tronc même après avoir longuement observer les branches de l’arbres pour pouvoir dénicher la plus basse de toute. Je me place juste en dessous et entrecroise les doigts de mes mains en m’accroupissant légèrement. Là je fais un signe de la tête à la jeune hobbit, près à recevoir son pieds. Lorsqu’elle s’appuis enfin sur moi, je contracte mes muscles tous ensembles pour maintenir le poids du corps d’Aislinn, et enfin, je me redresse pour la soulever et lui permettre de s’accrocher à la branche au dessus de nous. Lorsque je la sais bien accroché je viens pousser sur ses jambes pour l’aider encore un peu à se hisser entièrement. Et enfin ! Au prix de nombreux efforts, la jeune hobbit est enfin perchée sur son arbre, et moi je suis là, en bas, la tête penchée en arrière à m’en faire un torticolis et je suis tous ses mouvements, ses moindres fais et gestes. Je la regarde aller de branche en branche pour ramasser les pommes excises qui n’attendent plus que d’être redescendue pour être onctueusement dévoré pour un parfais second petit déjeuner.

Les mains plaquées sur mes hanches Je regarde se ballet presque aériens non sans une certaine angoisse que j’essais pourtant de laisser de côté. Je garde le sourire, presque imperturbable, lui envoyant de temps à autres des petits cris d’encouragement, levant fièrement le poing avec une bonne dose d’enthousiasme. Pense Merry pense à ces beaux fruits qui viendrons bientôt sustenter ton estomac affamé… d’ailleurs celui-ci ne manque pas de te faire remarquer son impatience. Il gémit, gronde, se manifeste. Je n’y prête pas attention, bien trop occupé à assurer notre petite acrobate qui s’en donne à cœur joie là haut. Pour ne rien vous cacher, j’aurais bien aimé être à sa place… pas parce que je crains pour elle… tout du moins pas uniquement pour ça, mais aussi parce que j’ai toujours bien aimé ça grimper aux arbres. Un casse cou depuis mon enfance. C’est ce qu’on me disait souvent. Courageux et téméraire et surtout… têtu comme une mule ! Je ne le nie pas. Bien au contraire. Alors je regarde simplement avec envie la situation de ma camarade. Après de longues, longues, minutes à patienter gentiment au pied de mon arbre je pose mes mains en porte-voix de chaque côté de ma bouche et je m’adresse à Aislinn

« TOUT VA BIEN LA HAUT ?? VOUS VOUS EN SORTEZ ? »

En fait je crois que je ne peux pas m’empêcher de la trouver adorable cette jeune fille, tellement d’entrain dans sa voix, dans son sourire dans ses éclats de rire… elle est si vivante ! C’est ça, pleine de vie et de gaîté… rien à voir avec certains… les hobbits sont pour la plupart des bons vivants mais on peu trouver quelques cas qui deviennent malheureusement de plus en plus banal de ronchon ou d’aigris. La plupart du temps chez les plus vieux ou bien chez les familles les plus haut placé dans la hiérarchie. Certains sont loin d’être très amicaux. Je me souviens une fois de la visite d’une cousine de Bilbo Saquet… et il fallait clairement dire que ce n’était pas la gentillesse qui l’étouffait… constamment à râler avec ces airs condescendants… cela ne m’étonne pas que Frodon et son oncle et du mal à la supporter… elle et son mari d’ailleurs. Plus effacé mais tout aussi geignard. Alors quand je vois Aislinn je me dis qu’il est agréable de faire des rencontres d’une telle plaisance. Pourvu que cela dure.

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Mar 11 Juin - 11:41



”Le jeune Merry n'avait pas tardé à te rejoindre au pied de l'arbre. Tu l'avais attendue quelques secondes tout au plus, les bras ballants et un sourire radieux peint sur ton visage. Tu l'avais regardé s'avancer vers toi avec une lueur presque impatiente au fond du regard ; il était vrai que ton estomac se faisait de plus en plus douloureux à cause du repas que tu lui avais forcé à sauté. Et une fois à tes côtés, tu dus prendre ton mal en patience encore une fois. Le jeune Hobbit semblait hésiter à te laisser partir seule vadrouiller parmi les branches du pommier. Ce que tu trouvais un peu étrange … Enfin, pas tant que ça ; après tout, tu avais fait une remarquable chute plus tôt ce matin, et tu comprenais tout à fait les appréhensions du jeune homme, tu aurais eu les mêmes si vos rôles avaient été inversés ! Cependant, il n'avait nullement besoin de se faire trop de mouron, tu allais être plus que prudente cette fois-ci ! Hors de question de tomber une nouvelle fois, car tu serais chargée avec toutes les pommes que tu étais sensée cueillir et rapporter en bas, afin de partager avec Meriadoc un second petit-déjeuner digne de ce nom. Rien que d'y penser, les gargouillements de ton ventre doublaient de volume … Tu posas une main qui se voulait calme sur le tissu qui couvrait ton estomac, espérant ainsi calmer les bruits inconfortables qui en provenaient.
Et ce fut à cet instant que ton compagnon se décida. Il accepta de t'aider à grimper, sans toutefois oublier de te dire d'être prudente. Tu hochas la tête vivement, comprenant son appréhension, et essayas de la chasser en lui offrant un sourire rassurant. Tes mains vinrent se loger distraitement sur ses épaules, alors que ton pied droit prenait appui sur les paumes qu'il t'offrait. Tu le sentis te soulever et faillis vaciller, ton équilibre soudainement bousculer. Tes doigts agrippèrent le tissu de sa veste alors que tu penchais d'avant en arrière de façon très maladroite. Tu atteignis, grâce à l'aide du jeune Brandybuck, rapidement une hauteur respectable, où se trouvait quelques branches à l'allure solide. Sûre de toi, tu en encerclas une qui se trouvait sur ta gauche de tes bras, balançant ensuite tes jambes pour t'y accrocher. Tu restas ainsi pendue quelques secondes, avant que tu ne te décides à te retourner. Une fois les pieds vers le sol et la tête en direction du ciel, tu levas les yeux, examinant les fruits qui t'entouraient. Ils avaient l'air tout bonnement délicieux, et tu te sentis saliver. Tu déglutis, avant de baisser le regard vers ton nouvel ami. Ce dernier, toujours en bas, ne te lâchait pas des yeux.

Tu le regardas quelques secondes, avant de te redresser et de te mettre debout sur la branche, prenant appui contre le tronc. Tu lui lanças un nouveau coup d’œil et un sourire gentiment moqueur étira tes lèvres.

« Monsieur Merry ! Faîtes attention où vous posez les yeux, je ne voudrais pas que ceux-ci s'égarent sous ma robe ! »

Tu éclatas ensuite d'un rire franc, qui montrait que tu n'avais que faire de l'endroit où pouvait se poser le regard du Hobbit. Ce n'était là qu'une plaisanterie visant à le distraire de son inquiétude, tu ne voulais pas qu'il se fasse tant de soucis pour toi tout le temps que tu étais en haut. Ce n'était pas confortable, pour toi comme pour lui.
Tes éclats de rire morts, tu entrepris de cueillir les plus beaux fruits. Une pomme par-ci, une pomme par-là. Tes mains les détachaient d'un geste sûr et à la fois précautionneux ; tu étais désireuse de ne pas abîmer les fruits. Une fois les pommes bien rouges détachées de leur branche, tu te servais de ta robe en lambeaux comme panier ; tu avais retenu, d'une main, quelques pans de ton vêtement de façon à le surélevé légèrement, créant ainsi une sorte de besace où tu déposais soigneusement tes trouvailles.

Tu continuas ainsi durant de longues minutes. Tu passais de branche en branche, telle une acrobate. Toutefois, tu ne le faisais pas sans être sûre que tu ne prenais aucun risque lors de la manœuvre. Tu t'assurais toujours que la branche était bien solide et que l'espace qui vous séparait n'était pas trop important ; après tout, tu avais plus ou moins assuré à ton compagnon que tu ferais attention, il fallait que tu tiennes parole ! C'était donc en faisant de petits bonds que tu progressais à un rythme convenable, ta récolte alourdissant tes pas à chaque minute qui s'écoulait.
La voix de Meriadoc parvint à tes oreilles alors qu'une pomme bien rouge – plus rouge que les autres – avait attiré ton attention. Tu te penchas légèrement sur le côté pour bien entendre ce qu'il voulait te dire, avant de décrocher le fruit cité précédemment et de t'assurer que tu avais assez de pommes pour deux. Ceci fait, tu entrepris de redescendre sur les branches les plus basses.

« Je suis là monsieur Merry! l'appelas-tu en te baissant, J'arrive, j'ai suffisamment de pommes pour nourrir la Comté pour au moins trois jours ! »


Entre nous soit dit, tu avais quelque peu exagéré. Mais juste un peu, car il était vrai que tu avais ramassé un stock assez conséquent de fruits.

Tu voulus ensuite descendre, mais ne sachant pas trop comment y parvenir sans tomber, tu tentas quelques manœuvres maladroite avant de finalement, par une maladresse qui te caractérisait, glisser de la branche. Surprise, ton premier réflexe fut de lâcher ta robe, laissant ainsi les pommes tomber et rouler sur le sol au pied de l'arbre. Tu parvins à te raccrocher à la branche, les pieds dans le vide. Tu jetas un rapide coup d'oeil en bas, et pus voir que tu avais échappé à une jolie chute, mais moins importante que la précédente. Un sourire victorieux étira tes lèvres alors qu'après une rapide évaluation de la distance ''pieds-sol'', tu te laissas tomber par terre. Tu atterris sur tes pieds, les genoux fléchis.
Tu te tournas ensuite vers ton interlocuteur, l'air ravi.

« Le petit-déjeuner est servi, monsieur Merry ! »

© charney

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Sam 15 Juin - 14:53


Telle une acrobate, aussi légère que le papillon ou la plume de l’oiseau, je la regarde. Je l’observe sur son perchoir, se mouvoir de droite à gauche et de gauche à droite pour récupérer avec un soupçon de maladresse notre second petit déjeuner tant attendu. C’est comme un ballet léger, habile et plaisant. Pourtant malgré tout, je ne peux pas m’empêcher de redouter chaque passage d’une branche à une autre, chaque pomme qui viennent se loger petit à petit au creux de sa robe transformé en panier de fortune. Lorsque je la vois monter sur la pointe des pieds pour se grandir le plus haut possible, tendre ses bras à en perdre l’équilibre, s’accrocher au fruit couleur rubis comme on s’accrocherait à une corde pour s’empêcher de tomber, lorsqu’un de ses pieds se retrouve tendu dans le vide, je ne peux pas m’empêcher de crisper les muscles de mes épaules. Frénétiquement. Presque… avec un rythme régulier. Mes doigts s’entrecroisent alors que je suis la jeune hobbit des yeux. Elle semble pourtant à l’aise malgré quelques mouvements chancelant et imprécis. Ma respiration se coupe. Reprend. Se coupe encore… reprend une nouvelle fois. Heureusement que personne n’est là pour me voir, un œil extérieur serait surement très amusé, entre Aislinn dans son arme et moi à son pied entrain de triturer énergiquement les doigts. Les mains moites, le cœur battant à cent à l’heure, je m’efforce tout de même de sourire, de garder toute mon assurance. Je dois… faire confiance. Lui faire confiance. Après tout… tout vas bien.
Et puis… Aislinn finie par m’adresser la parole, je lève le nez dans sa direction, tendant l’oreille pour être sur de bien entendre ce qu’elle a à me dire, mais lorsqu’elle termine sa boutade je ne manque pas d’arquer un sourcil et de sourire. Puis enfin, mon rire vient rejoindre le sien. L’espace d’un instant je me suis demandé si elle était vraiment sérieuse, mais cet éclat qui raisonne, clair et vif me fait comprendre que non. Comme si j’étais ce genre de personne… en fait l’idée ne m’avait même pas traversé la tête… et de toute façon même si je l’avais voulu, les pends longs de la robe de ma camarade hobbit m’aurais empêchés tous regards déplacés. Nous rions donc ainsi durant de longues secondes qui m’apaisent, me calment, me détendent. Mes muscles finissent par se décontracter une bonne fois pour toute et mon estomac viens très précisément à cet instant me rappeler qu’il est affamé et qu’il faudrait sur le champ pouvoir s’occuper de lui. Il veut devenir le centre d’intérêt, mais rien ne me fera détourner les yeux de ma tache principale, en fait, je ne me préoccupe même pas de ses grognements incessant et me contente de répondre à Aislinn sur un ton tout à fais ironique. 
« Oh quel dommage… j’avais une si belle vue d’ici ! » 
Bien entendu la remarque était totalement fausse, mais rien que pour « suivre » la petite pique de ma nouvelle camarade, je m’amuse à renchérir. De toute façon, elle doit bien ce douté que j’ai d’autre préoccupation que d’essayer de percer l’épaisseur de ses jupons. Je la regarde alors continuer sa cueillette le sourire aux lèvres, salivant d’avance à toute ses pommes parfaitement mures, parfaitement rondes et d’une couleur rouge tout aussi parfaite. Je m’imagine déjà croquer à pleine dents dans la chaire sucrée et juteuse. Le goût légèrement acide viendrait titiller mes papilles et la saveur coulerait jusque dans le fond de ma gorge pour venir contenter mon ventre affamé. Quel régale, quel délice. J’en frémis d’impatience. Vite, vite Mademoiselle Aislinn, descendait de ce pommier que nous puissions savourer pleinement le fruit de nos efforts… ou plutôt… de vos efforts. Oui parce que quand j’y pense… c’est elle qui fait tout là haut. Et moi je suis encore là… inutile à la regarder faire en me demandant à tout instant si elle ne fera pas une nouvelle chute. De temps en temps la jeune hobbit disparaissait de ma vue… dissimulée par les nombreuse et épaisses feuille verte émeraude que comptaient l’arbre. En général c’est à ce moment que l’inquiétude refaisais surface, mais au bout du compte, elle finissait toujours par réapparaître, concentrée et souriante. 
Plus le temps passe et plus sa besace improvisé semble s’alourdir, je me demande même comment elle parvient à ne pas faire tomber la moitié de sa récolte en retenant les pends de sa robes à une seule main. Mais au bout du compte l’attente devient presque insupportable, c’est pour ça que je me risque à demander la situation à la jeune demoiselle au risque de la déconcentrer. Finalement elle ne tarde pas à me répondre qu’elle a terminé. Ouf ! Descendez donc maintenant puisque vous en avez fini à jouer les lémuriens. La descente semble bien plus délicate que la monté… en effet c’est surement ce moment ci qui me fait me tenir le plus en alerte car pour éviter de faire tomber toute ca belle récole, Aislinn ne se tien qu’à une main au branches de l’arbre et même solides j’ai bien peur de douter de l’efficacité de toute ses acrobatie. Je me mort la lèvre inferieur avec crainte en la regardant doucement descendre de branche en branche. Elle ne tarde pas à arriver aux plus basse et je m’apprête déjà à la recevoir lorsque l’inenvisageable se produit. Je vois le pied de ma camarade glisser soudainement et me crispe alors que je m’apprête déjà à la rattraper si besoin est. 
Mais il faut croire que je m’inquiète trop facilement car tout ce que je reçois ce n’est qu’une foule de pommes qui viennent m’attaquer. La plupart cognent contre les branches inferieurs pour venir rouler au pied du tronc, mais quelques une rebondissent dans ma direction. Aussi je m’applique à me recroqueviller sur moi-même, mes deux mains entourant ma nuque. Les fruits viennent heurter mon dos sans pitié. Il n’y a rien de grave bien sur… ce n’est pas trois pommes tombées sur mon dos qui finirons par me faire mal mais en attendant qu’est-il advenue de ma jeune amie ? Lorsque l’averse de fruit rouge fini enfin par passer je relève la tête dans la direction de la cime de l’arbre. Aislinn est là, accrochée à une branche, les pieds pendant dans le vide. Ouf… elle n’a rien. C’était une bien sage décision que de lâcher sa cueillette plutôt que de se laisser tomber. Je dis ça car je m’amuse déjà à imaginer Pippin qui n’aurait pas hésité à tomber avec sa trouvaille plutôt que de risquer d’abimer de la nourriture. Particulièrement insouciant celui là. Cette idée me fait rire discrètement. 
Enfin… la jeune hobbit met pied à terre sans même avoir besoin de mon aide ce qui dans le fond renforce se sentiment d’inutilité qui m’avais pris quelques minutes plus tôt. Mais bon… le principal c’est qu’elle aille bien, et son sourire et des plus rassurant. Alors je souris à mon tour dans un petit soupir de soulagement. Oui !! Le petit déjeuner est servit... il est un peu partout autour de nous et n’attend plus que d’être ramassé pour qu’on puisse enfin en profiter. 
« Ca vous l’avez dit ! »  
Dans un élan de rapidité, je m’empresse de m’affairer autour des pommes tombées par terre et les ramasse une par une. J’essais d’en récupérer le plus possible et les entasse une par une dans mes bras non sans en refaire tomber quelques unes. Ca doit être particulièrement drôle vu de l’extérieur, mais peu importe, au moins c’est amusant. Lorsque mes bras sont trop chargé pour contenir plus de fruit je viens les rassembler en tas au bord de l’arbre et lance un signe de la tête à Aislinn pour lui indiquer d’en faire de même. Pour manger tous ses délicieux fruit, se sera bien plus pratique de les avoir tous au même endroit, et quel meilleure endroit pour savourer les pommes printanière que le tronc du pommier même sous lequel elles ont été cueillîtes. Lorsque nous avons enfin fini de réunir les fruits couleur rubis, je m’empresse de m’assoir, le dos contre le tronc du pommier et me saisis de l’un d’eux avant de le tendre dans la direction de ma camarade. Elle a bien mérité d’inaugurer notre banquet ! 
« Bon Appétit Mademoiselle Aislinn ! »  
Ce n’est qu’après qu’elle ai croqué une première fois dans le fruit que je finis par l’imiter en me saisissant d’une pomme bien rouge. Je viens la porter à mes lèvres, rien que son odeur m’envoute. Une fragrance délicieuse, sucrée à souhait. Un bonheur comestible, un trésor rond et qui pousse sur les arbres. Sans pitié je viens planter mes dents dans la chaire blanche de la pomme, un CRACK sonore se fait entendre tant le fruit est gorgé de jus. Sa saveur viens parcourir ma langue et je frémis de plaisir tant le goût acidulé est agréable. Mes yeux brillent de contentement et mon estomac semble finalement rassasié, ou plutôt content de voir que l’on s’occupe un peu de lui. Alors que mon premier fruit et déjà dévoré de moitié, je me retourne vers notre cueilleuse de pommes et lui offre un sourire chaleureux. 
« C’est grâce à vous que l’on peut se régaler… merci beaucoup ! »

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Lun 24 Juin - 19:59




Tes pieds n'avaient pas soufferts de l'atterrissage subit que tu avais été obligée de leur faire subir. Tes genoux se plièrent, sous le choc, mais n'en gardèrent aucune séquelle, fort heureusement. Un sourire victorieux étira le coin de tes lèvres alors que tu regardais les pommes à terre, éparpillées autour de toi. Tu avais certes fait tomber votre second petit-déjeuner à terre, cependant ce n'était pas bien grave ; après les avoir essuyé et ôté la poussière qui pouvait recouvrir leur peau carmin, vous n'aurez plus qu'à déguster ces délicieuses pommes ! Donc dans l'ensemble, tu avais réussit ton coup. Et ce, sans te blesser d'avantage, chose dont tu pouvais être fière. Tu brûlais d'envie de te vanter de cet exploit, de te tourner vers Meriadoc et de lui sourire largement, droite comme un ''i'' afin de lui montrer que tu n'avais rien, comme il s'en inquiétait auparavant, alors que tu allais de branche en branche pour attraper ces pommes qui te tentaient tant. Tu ne pouvais empêcher ce sentiment de fierté envahir ta poitrine, et tu redressas les épaules, la tête haute. Une légère cambrure apparut au creux de tes reins, alors que tu cherchais ton nouvel ami du regard. Ce dernier était déjà en train de ramasser les pommes que tu avais laissé tomber par instinct de survie. Ce n'était donc pas le moment de te vanter de ton pseudo exploit. Rapidement, tu rejoins l'autre Hobbit et te pencha de façon tout à fait nonchalante, voire un peu maladroite, et entrepris de ramasser les fruits qui allaient bientôt finir au fin fond de vos estomacs. Tu calas les fruits au creux de ton bras gauche, alors que tu te servais de l'autre bras pour rassembler les fruits. À vous deux, vous ne mirent pas longtemps à tout ramasser, bien que ton homologue en refaisait tomber quelques unes, par pure maladresse et parce que ses bras ne pouvaient contenir tous les fruits que tu avais cueillis, ce qui avait eu pour effet de te faire rire deux ou trois fois.
Une fois votre besogne achevée, tu te redressas et – instinctivement – époussetas ta robe de ta main libre. Tu avais parfaitement conscience de la futilité de ton geste, vu l'état de ton habit, mais c'était une habitude persistante dont tu ne parvenais pas à te débarrasser. Tu avais cette manie de chercher à mettre de l'ordre dans les pans de ta robe, quelle que soit la situation, c'était plus fort que toi. Tu n'y pouvais pas grand chose, vraiment. Ce n'était tout simplement pas de ta faute si tes mains agissaient sans que ton esprit en ai conscience !


Enfin là n'était pas le plus important. Non, le plus important était que vous aviez enfin ramassé votre second petit-déjeuner, ce qui voulait dire que ce dernier était prêt à être déguster ! À cette pensée ton ventre se mit à grogner bruyamment. Et alors que tu faisais comme si de rien n'était, tu t'approchas de ton nouvel ami. Ce dernier s'était assit au pied de l'arbre dans lequel tu avais joué les acrobates quelques minutes plus tôt, là où il avait entassé toutes les pommes qu'il n'avait pu garder dans ses bras. Toi, tu avais préféré utiliser de nouveau la technique que tu avais trouvé plus tôt, à savoir d'amasser les fruits dans les pans de ta robe ; cela t'avait fait économiser du temps et des aller-retours. Tu étais un brin feignante, en effet, et tu ne craignais pas de l'affirmer. Enfin. Tu rejoignis le Hobbit sans perdre de temps, ajoutant à sa montagne improvisée ton butin rouge. Puis, d'un mouvement souple, tu vins te placer à côté de lui, tournant le dos à l'arbre, et te laissas lourdement tomber au sol. Il était vrai qu'il n'était pas très distingué de t'asseoir ainsi, mais pour tout dire tu n'en avais pas grand chose à faire ; tu t'étais rendue compte que tes jambes, à force de te porter de branche en branche, te faisaient quelque peu souffrir. Et à cela s'ajoutait un estomac vide qui n'avait de cesse de crier famine. Tu avais juste hâte de partager ce second petit-déjeuner avec Meriadoc afin de remplir ce ventre à l'agonie. Et aussi pour faire d'avantage connaissance avec le jeune, cependant ce n'était pas ta première priorité pour le moment.
Tu t'emparas joyeusement de la pomme que ton interlocuteur te tendait, le remerciant d'un sourire chaleureux et d'un regard malicieux. Tu l'entendis te souhaiter un bon appétit alors que tu croquais à pleine dent dans le fruit bien rouge. Le jus délicieusement acide envahit ta bouche alors que tes dents s'acharnaient sans pitié sur la chair de la pauvre pomme. La bouche encore pleine, tu souris comme tu le pus.


« A vous aussi monsieur Merry ! dis-tu, la bouche encore à moitié pleine, Mangez donc ! Ces pommes sont un pur délice ! Je vous l'assure ! »


Comme pour prouver tes dires, tu croquas à nouveau dans le fruit et mâchas consciencieusement tout ce qui passait sous tes dents. Autant le dire tout de suite, la pomme ne fait pas long feu, et la voilà bien vite disparue, sans aucune trace de son existence passée. Tu sentais ton estomac plus rempli à présent, cependant ce n'était pas suffisant. Aussi, te penchas-tu sur le côté, par dessus le jeune homme, et te saisis d'un autre fruit que tu avalas aussi vite que le précédent. Ce fut à ce moment là que Meriadoc te remercia.
Tu le regardas un long moment, un peu surprise, avant qu'un large sourire ne vienne fendre ton visage. Tu éclatas de rire.

« Oh ! Ce n'est vraiment pas la peine de me remercier vous savez ! Vous avez autant de mérite que moi ! Si vous n'aviez pas été là pour m'aider à grimper dans cet arbre, je crains que nos estomacs crieraient encore famine à l'heure qu'il est ! Alors merci à vous aussi monsieur Merry ! »


Tu pris la décision de jeter ton dévolu sur une troisième pomme, sans vraiment t'attendre à la moindre réponse de la part du Hobbit. Cette fois-ci, tu pris le temps pour déguster ton second petit-déjeuner, profitant pleinement des saveurs douces et sucrées de l'un des fruits que tu avais cueillis. Tu soupiras d'aise alors que l'arrière de ton crâne venait reposer contre le tronc de l'arbre et que tes yeux se fermaient. Tu mâchais distraitement, songeuse. Les pommes étaient vraiment exquises, comme tu l'avais prédit, néanmoins tu étais certaine qu'elles seraient encore meilleures en gâteau ou en tarte. D'ailleurs, tu pourrais demander à ton père de faire quelque chose avec le reste de ces pommes … Enfin, s'il restait quelque chose bien entendu, car il était de notoriété publique – pour tes proches – que tu avais un appétit qui égalait sans le moindre doute le gouffre le plus profond de la Terre du Milieu.

« Vous savez, s'il reste des pommes une fois que nous aurons terminé de nous sustenter, je les ramènerai bien chez moi pour les donner à mon père ; il en ferait de succulent gâteaux ! Et de tartes délicieuses ! Si vous saviez … Mon père est très bon cuisinier ! La dernière fois, il avait préparé des petits gâteaux au miel ! Un vrai délice ! Doré sur le dessus, et fondant à l'intérieur ! Personne n'en a vu la couleur, sauf moi, et j'ai été terriblement malade après ! Ma gourmandise me perdra – tu laissas un éclat de rire t'échapper avant de reprendre – Je suis sûre qu'il ferait des merveilles avec ces pommes ! Et bien sûr, vous serez invité pour goûter à tout ce qui sortira du four, fait à base de ces fruits que nous avons cueillis à deux ! Et si vous le désirez, il pourra même vous faire ces petits gâteaux au miel dont je vous ai parlé ! »


Tu avais parlé sans réfléchir, comme à l'accoutumée. Tu ne savais pas pourquoi tu avais dit cela, mais peu t'importait au final. Tu étais à l'aise, et lorsque tu étais à l'aise, il était impossible de t'arrêter de parler.

© charney
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Meriadoc Brandybuck
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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Mer 3 Juil - 19:00


CROC… et une bouchée… CROC… et une seconde… CROC… et une troisième. Elles sont si bonnes. Aislinn à raison, ces fruits sont un pur délice. CROC… la peau se fend doucement et la chaire craquante vient se craqueler doucement pour se réduire en petits morceau pour disparaitre petit à petit au fond de ma gorge. Le jus sucré qui se répand doucement contre mon palais, chatouille généreusement mes papilles et viens étancher une soif mêler au plaisir de la consommation de la pomme couleur rubis. Le fruit dans ma main ne tarde pas à disparaître alors que je complimente ma camarade sur sa cueillette et un deuxième vient le remplacer. Je l’observe, le l’envisage, je le dévore du regard. Faisant rouler la petite surface ronde dans le creux de ma main, caressant doucement sa peau lisse et odorante. Je fais passer la pomme d’une main à l’autre, la faisant tournoyer avant de retirer la petite tige à son sommet. Puis avec une infinie douceur le fruit vient cogner contre la barrière de mes lippes, laissant celle-ci s’entrouvrir pour venir faire fondre mes dents dans la chaire blanche et si délicieuse de ce second petit déjeuner. CROC… un nouveau craquement, suivit d’un autre, puis d’un autre. Appuyé contre le tronc du pommier, tout est parfait… parfaitement parfait. La situation est un vrai régale. Et je n’aspire à rien de plus.

Les rictus radieux… le rire claire et lumineux de la jeune hobbit à mes côté, rien ne pouvait plus égailler le repas que nous partagions. Je lui souris moi aussi, alors que je la remercie d’avoir récupérer pour nous ces provisions divines. Ce ne sont que de simples pommes… mais cueillies avec autant de volonté… et partagées avec une personne aussi agréable qu’Aislinn… ces simples pommes deviennent aussi savoureuses que le nectar et l’ambroisie. Non, non, je n’exagère pas. Je suis parfaitement sérieux. L’instant présent est digne du magnifique été qui s’annonce à nous. Chaud et ensoleillé… oui voila c’est ça, la présence d’Aislinn et comme le soleil. Chaleureuse et bienfaitrice. Elle ne tarde d’ailleurs pas à me retourner le compliment sur la cueillette des pommes et si je n’avais pas été si occupé par la troisième pomme que j’avais entamée j’aurais surement rougis à sa remarque. Non vraiment… je n’avais pas fait grand-chose, tout le mérite était pour elle. Mais je n’en rajoute pas plus, elle serait bien capable de renchérir à nouveau et les retours de compliments ne finiraient jamais. Alors je me contente de rire avec elle. Un rire franc et enjoué. Et mon sourire ne quitte plus mes lèvres, même lorsque celles-ci viennent se poser contre le jus du fruit pour l’aspirer sans remord.

La voix d’Aislinn vient à nouveau raisonner comme une petite musique. Alors je l’écoute attentivement me parler de ce qu’elle compte faire du surplus de pomme une fois notre second petit déjeuner achevé… car si nous en mangerions surement une bonne partie, nous ne pourrions certainement pas toute les finir en une seule fois. Son anecdote me fait sourire alors que je l’imagine s’empiffrer discrètement de ses fameux petits gâteaux dont elle parle avec tant de passion. Pourtant sa taille est si fine… difficile d’imaginer qu’elle est un ventre sur patte, bien que cela ne me choque pas plus que ça, les hobbits sont reconnu pour être de grands mangeur et les femmes ne font certainement pas exception. Je me mets alors à rire avec elle bien que la situation ne devrait pas vraiment susciter le rire mais plutôt la compassion… j’ai déjà connu l’horreur de l’indigestion et c’est une souffrance que je ne souhaite vraiment à personne… pourtant je ne peux m’empêcher de rire, peut être parce que son rire et communicatif et appel au fou rire général.

« Je m’excuse, je ne devrais pas rire de votre malheur… »

Mes excuses distraites sont ponctuées par un sourire à la fois navré et amusé… preuve que dans le fond je ne suis pas tant désolé que ça. Si elle a suffisamment de recul pour en rire alors je suppose que je peux m’en amuser aussi. Le rictus de joie ne disparaît pas de mon visage, et je continue de l’écouter, de boire ses paroles comme je bois le jus de ma pomme. Mon sourire s’étire d’avantage lorsqu’elle termine son discourt et je me plais à la contempler. Je la regarde sourire tendrement, un sourire si naturel qu’il me fait fondre. Chaque fois que je la regarde, je ne peux m’empêcher de trouver Aislinn vraiment adorable. Elle était d’une nature si pure et sincère qu’il était impossible de ne pas l’apprécier. Cette joie de vivre qui déborde de son regard, il scintille, il est débordant de lumière et d’émotions. Lorsqu’elle parle, elle vie chacun de ses mots se qui rend ses conversations passionnante. Je me plais presque à sentir l’odeur des gâteaux au miel et de la futur tarte aux pommes.

« Je serais ravis de partagé la cuisine de votre père avec vous Aislinn ! »

La troisième pomme disparait dans mon gosier sans espoir de retour et je me décide à prendre une petite pause dans ma consommation pour m’appuyer confortablement contre le tronc d’arbre. Je me laisse légèrement glisser de façon à être dans une position semi-allongée, et viens croiser mes mains sur mon ventre. Je lève alors la tête pour entrevoir les hautes feuilles du pommier qui se balance gaiment suivant la courbe de la brise légère et agréable. Les rayons du soleil percent tranquillement entre le feuillage émeraude et vient créer une atmosphère tamisée, laissant une multitude de petit points de lumières venir parcourir l’herbe au sol. Il fait si bon. Je soupir d’aise. J’ai envie de fermer les yeux et de me laisser couler dans un profond sommeil. Je partirais loin… dans des rêves sucrés qui sentent le pin et la rivière. Mais je me maintiens dans un état d’éveil… je ne vais quand même pas abandonner ma camarade hobbit pour les bras de Morphée ça non ! Je me retourne alors vers elle avec ce même sourire généreux.

« C’est d’ailleurs avec plaisir que vous pourrez également venir partager un repas chez moi lorsque l’envie vous en prendra… »

Je voulais la remercier pour cette matinée, pour tout ce qu’elle m’avait apporté aujourd’hui. J’ai déjà le sentiment qu’Aislinn à pris une place importante dans ma vie. Un peu comme la petite sœur que je n’ai jamais eue et que je n’aurais surement jamais. J’ai l’impression que notre relation c’est forgé bien vite. Tout du moins c’est ce que je ressens moi… peut être est-ce différent du point de vue de ma camarade. Mais je suis bien trop timide pour le lui demander alors c’est une question qui restera donc sans réponse. Profitant de la quiétude et du calme, je ressors la pipe de ma poche qui c’était éteinte plus tôt alors que je venais tout juste de tomber sur la malheureuse hobbit encore étendue au sol après sa chute. Je la porte à mes lèvres avant de la rallumer et tire une bouffée de fumée qui souffle aussitôt en une fumée blanche translucide. Un nouveau soupir de bien être s’échappe de ma bouche tandis que j’envisage le tat de pommes brillantes. Finalement je me ressers d’un fruit. Partagé entre le petit objet de bois et la succulente pomme rouge.

Tout est parfait. Que demander de plus au ciel puisque tout ce qui est bon se trouve aujourd’hui réunis. Aaah oui, la vie est d’une beauté à couper le souffle. La vie est fraiche et pleine de fragrances plus différentes les unes que les autres. Chaque jour voit de nouveaux horizons se lever et chaque jour je choie cette existence qu’es la mienne. Si tout ceci pouvait durer… encore et encore jusqu’à la fin des temps. Une vie calme et paisible, loin des tourments des Grandes Gens, loin de tout. Loin des ennuis… des ennuis autres que ceux que l’on peu s’attiré facilement mon cousin et moi… car la vie serait tout de même morne et ennuyeuse sans un peu de piquant pour la ponctuer. Et aujourd’hui, c’était Aislinn le piquant à ma journée qui semblait partir pour être si calme.

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MessageSujet: Re: Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry   Jeu 4 Juil - 18:39



”Tu avais engloutit pomme sur pomme, sans vraiment réfléchir ou compter le nombre de fruits que tu pouvais ingérer. Tu n'avais aucune limite, sauf celle que t'imposait ton estomac, avide de remplir. Tu ne prenais même pas le temps de déguster le fruit. La faim avait raison de toi, tu ne supportais plus ce vide au fond de ton estomac. Peu à peu, la sensation de faim s'atténuait, pour ton plus grand bonheur. Tu croquais sans pitié, continuant de remplir l'espace disponible dont disposait ton ventre. Une fois repue, tu laissas un soupir de soulagement et de bien-être t'échapper. Tu te sentais tellement bien en cet instant, tu prenais tellement de plaisir à bavarder avec le jeune Merry. Meriadoc Brandybuck. Cela ne faisait pas bien longtemps que tu le connaissais – une heure, voire une heure et demie tout au plus – et pourtant tu ne pouvais t'empêcher de sentir que ce nouveau lien que tu venais de tisser avec lui était sans aucun doute l'un des plus forts que tu allais avoir au court de ta vie. Tu n'avais pas de frères, ni de sœurs. Pourtant tu avais l'impression que Merry était ton frère. Un grand frère que tu n'avais, protecteur, rieur et chaleureux. Un grand frère que tu aurais rêvé d'avoir, que tu avais rêvé d'avoir lorsque tu étais enfant. Et voilà que Merry croisait ta route, t'abordait alors que tu venais de tomber de ton arbre. Il t'avait aidé à grimper dans un pommier afin que vous puissiez partager un délicieux second petit-déjeuner. Il ne t'avait pas interrompu lorsque tu t'étais mise à bavarder, il ne semblait pas non plus te juger alors que tu parlais avec conviction des fameux plats que pouvait cuisiner ton père. Bien au contraire même, il t'écoutait attentivement, riant même quand tu avais précisé que tu étais tellement malade parce que tu avais fait preuve de gourmandise. Meriadoc Brandybuck était probablement l'un des amis les plus chers que tu avais. Tu ne le lui avouerais pas. Enfin, pas maintenant en tout cas. Votre rencontre était trop fraîche, trop récente. Tu ne voulais pas passer pour une Hobbit trop véhémente, trop … comment dire ? Les Hobbits étaient des créatures très soudées entre elles, cependant elles accordaient aussi beaucoup d'importance aux règles de politesse. Tu n'y prêtais pas beaucoup d'attention, tu n'étais pas du genre à faire des ''chichis'' – tu citais ici ton père quand il parlait des règles que tes tantes et oncles essayaient de t'imposer – et tu te fichais totalement de ce que les autres pouvaient penser de toi. Toutefois … Merry n'était pas les autres. Tu appréciais énormément le jeune Hobbit, et ce malgré le fait que vous ne vous soyez rencontrés que très récemment ; tu ne voulais pas le faire fuir avec ton comportement atypique et tes drôles de manies. Merry, c'était Merry. Et tu ne le connaissais pas suffisamment pour savoir si tu allais le rebuter avec ton manque de manières et de ''chichis''. Aussi, préférais-tu rester réservée … Enfin, aussi réservée qu'il t'était possible d'être.
Tu fermas les yeux en posant l'arrière de ton crâne contre le tronc de l'arbre, alors que ton sourire s'élargissait pendant que ton interlocuteur riait à gorge déployée, tout en s'excusant de rire du fait que tu avais été malade après un élan féroce de gourmandise.

« Oh mais riez donc, monsieur Merry ! Riez donc ! Cela ne me dérange nullement, vous savez. J'ai eu bien pire comme réaction. Voyez-vous, j'ai un voisin, c'est mon meilleur ami, il est comme mon frère ! – tu mimas une forme distraite avec tes mains que tu avais fermé, formant ainsi deux petits poings vraiment pas impressionnants que tu cognas l'un contre l'autre – Et c'est un idiot de premier choix quand il le veut, si vous saviez … Enfin. Je m'égare, veuillez m'excuser. Donc, Lazare, disais-je. J'ai dut rester couchée pendant un peu plus de trois jours tellement j'étais malade ! Eh bien Lazare venait me voir tous les jours où j'étais alitée ! Et vous savez ce qu'il faisait ? Il venait avec tout un tas de petites pâtisseries, qu'il mangeait devant moi pour se moquer de moi ! Vous imaginez un peu ? Je suis sûre qu'il n'avait pas ça, j'aurais été remise sur pieds bien plus vite ! Rien que voir les pâtisseries qu'il engloutissait me rendait encore plus malade … Alors si vous voulez rire de mon infortune passagère, faîtes donc ! J'ai vu pire que cela, ne vous inquiétez pas ! »

Et tu ponctuas la fin de ton petit monologue d'un éclat de rire clair. Tu n'avais toujours pas ouvert les yeux, et tu n'avais pas l'intention de le faire dans un futur plus ou moins proche. Tu étais bien comme cela, adossée contre le pied du pommier, profitant des rayons du soleil filtrés par le feuillage épais des arbres qui vous entouraient.
Tu souris lorsque le jeune Hobbit répondit favorablement à l'invitation que tu lui avais adressé. Et – par politesse ou tu ne savais trop quoi d'autre – il te retourna l'invitation. Tu ouvris faiblement un œil en lui adressant un sourire éclatant.

« Avec plaisir monsieur Merry ! Vraiment ! Je ne manquerai pas de venir vous rendre visite dans ce cas ! Je ramènerai des pâtisseries alors ! Et peut-être aussi de quoi boire, si mon père m'y autorise ! »

Eh oui, car même si tu n'en avais pas l'air, tu n'étais – aux yeux de tes pairs – tu n'étais encore qu'une enfant. Tu étais à quelques années de ta majorité, et ton père ne te laissait pas prendre part à certaines activités de Hobbits. Et il ne te laisserait pas y prendre part tant que tu n'aurais pas atteint tes trente-trois ans. Comme fumer la pipe par exemple, à l'instar de Merry.
Tu refermas ton œil. Bien vite, tu te sentis ballotter entre le royaume des rêves et la conscience. Tu aurais voulu rester éveillée, essayer de partager d'avantage de choses avec ton interlocuteur, cependant tu n'en avais pas la force. Tu étais trop tentée de t'endormir. Cependant, tu n'avais l'intention de le faire en présence de Meriadoc. Tu devais donc prendre une décision.

Baillant jusqu'à t'en décrocher la mâchoire, tu te redressas maladroitement, oscillant sur tes pieds. Tu n'avais pas l'air très sûre de toi, néanmoins tu avais bien l'intention de rentrer chez toi afin de profiter d'un sommeil bien mérité. Avec un air ensommeillé, tu te penchas vers le Hobbit, mimant ainsi une parodie de révérence.

« Monsieur Meriadoc Brandybuck … J'espère que vous voudriez bien me pardonner, mais je crains de devoir me retirer. Mon ventre étant à présent bien rempli, ce dernier réclame dorénavant le sommeil. Et il serait très impoli que je m'endorme ainsi à vos côtés ! Et bien que je sois tout à fait à l'aise ici, je crains que l'écorce de l'arbre ne soit pas des plus confortables pour un petit somme. Aussi, vais-je rentrer chez moi, si vous n'y voyez pas d'inconvénients. Et si vous le désirez, je peux aussi m'occuper des pommes restantes et les confier à mon père. Comme promis, je vous inviterai une fois les pâtisseries prêtes, vous avez ma parole ! Et sur ces bonnes paroles, monsieur Meriadoc Brandybuck, je vais vous laisser. Je vous souhaite une très bonne journée, et au plaisir de vous revoir ! »

Tout en parlant, tu avais rassemblé les pommes au creux de tes bras. Tu adressas un dernier sourire à Merry, et tournas les talons sans plus de cérémonie. Direction la Comté. Direction ton smial. Direction ton lit. Et voilà.”

© charney

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Lesson 1 ▬ « Hobbits are no birds nor flies; they don't fly. » |PV Merry

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