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 Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées [PV Sauron]

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Bartekil Gwentölwn
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Administrateur-Dirigeant de l'Eriador-Sauron's Bitch
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MessageSujet: Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées [PV Sauron]   Lun 20 Mai - 15:04

Il releva les yeux une énième fois de son ouvrage, et manqua jurer dans toutes les langues dont il avait la maîtrise en voyant la porte s'ouvrir en face de lui. Diantre, ne pouvait-on décemment le laisser peiner en paix ne serait-ce qu'une brève heure, ou bien était-il subitement le seul seigneur capable dans cette tour. Ce lui semblait être une véritable conspiration pour l'empêcher de venir à bout de son dilemme, une courtoisie d'un des neufs peut-être ? L'idée ne semblait pas particulièrement fausse, la mesquinerie de la majorité des autres le laissait sans voix tant elle se couplait à l’imbécillité crasse de leur pitoyable mortalité. Il aurait presque.... presque put l'accepter si il avait été chargé d'une tâche personnelle, et non de la bonne marche de la tour pour un moment. Mais que cette bande d'illuminés fats et sans une once de jugeote se permette de le déconcentrer alors qu'il avait à cœur leur confort à tous accentuait encore le manque de respect qu'il éprouvait pour eux, à une ou deux exceptions près. Avaient-ils même conscience d'un ordre dans leurs priorités, ou bien s'acharnaient-ils simplement dans un concours celui qui serait le plus inconséquent... Non vraiment, il n'avait pas le temps pour leurs vaines guerres intestines pour le moment. Quand il aurait finit ce serait avec plaisir qu'il irait remettre de l'ordre dans les rangs, mais pour le moment son attention se devait d'être tournée vers autres choses que leurs petites personnes. Certes, il devait jongler avec bien des tâches, mais si il avait justement commandé qu'on le laissa en paix pendant quelques heures c'était pour une bonne raison, il ne se levait pas le matin en cédant au caprice de s'isoler loin de son devoir pour rien. Mais ça.. ça semblait être un concept un peu trop subtile pour eux tous. Peu importait, à vrai dire.

Amorçant sa levée du siège qu'il occupait, l'elfe capta soudain le regard igné d'Einas et se rassit immédiatement. Ah ? Ainsi ce n'était pas les monuments d'ingérences qui lui servaient de pairs ? C'était toujours bon à savoir, il aurait moins de mal à expliquer à son maître pourquoi il lui aurait tordu le cou. D'ailleurs ses pensées semblaient avoir eut un écho dans son regard, le Numénorien s'empressait soudain d'expliquer la raison pour laquelle il violait si impunément son sanctuaire personnel. Mieux valait d'ailleurs qu'il le fasse, si la patience était une qualité qu'il possédait en quantité, il avait cependant tendance à détester qu'on le débusque dans cette pièce en particulier, d'autant qu'il subissait les assauts de tout un chacun dans tout le reste de la tour. Muet, alors que l'humain affichait un superbe sourire nerveux, il finit cependant par tapoter d'un digit élégant contre le bord du meuble, intimant à l'intrus l'ordre de poser son auguste postérieur sur la chaise face à lui et de ne plus en bouger jusqu'à ce que lui en décide autrement. Docile, l'autre se plia à l’exigence sans rechigner. Car, oui, il exigeait. Ordonnait, parce qu'il était en position de le faire, parce qu'il savait n'avoir aucun défi capable de remettre en cause son autorité, et qu'il n'y avait en pratique qu'un seul individu dans tout le Mordor capable de lui imposer sa volonté. Et cet être singulier n'était pas là à l'heure actuelle. Pourquoi daignerait-il demander quoi que ce soit alors que l'obéissance lui était dû. Seul un homme incapable de se jauger à sa juste valeur se serait abaissé à manquer de fermeté quand on l'attendait justement de lui.

Le silence retomba progressivement sur eux. L'elfe sentait le regard attentif de son serviteur personnel peser sur lui. Il manquait de subtilité, ses pensées étaient aussi aisées à saisir que des phalènes autour d'un feu. Bien entendu, qu'il attendait un verdict de sa part. Mais lui ? Avait-il l'intention de le lui communiquer ? Il n'y était après tout pas tenu, cela ne le concernait que de très loin. Heureusement pour l'humain, il lui était d'une aide appréciable, et sa compagnie ne le dégoûtait pas. Pas trop, plutôt. Mais il n'y pouvait rien, cependant, ce n'était pas de son fait si il était humain. Son esprit relativement affûté compensait ce manquement de mauvais goût. Et leur partenariat remontait loin, après tout n'était-ce pas lui qu'il avait faillit étrangler après s'être éveillé en Mordor ? Il ne lui avait d'ailleurs jamais payé cette dette. Einas s'en moquait, après tout il n'était pas en position de réclamer quoi que ce soit, mais cela aurait put presque l'amuser de savoir qu'un des êtres les plus craint du continent avait une dette aussi puérile envers un mortel. Cela aurait [i)presque[/i] put l'amuser... mais ce n'était pas le cas. Cela n'avait aucune importance, il attendait toujours une réponse, et lui contemplait l'opportunité qu'on lui offrait. Changer d'air ne pouvait que lui faire du bien, et ce soudain revirement en surprendrait plus d'un. Après tout, ils s'attendaient à ce qu'il reste cloîtré là jusqu'à achever ce problème, quitte à pourrir sur place. Mais il ne pouvait abandonner là son œuvre sans plus d’égards, c'eut été bien hors de caractère pour lui.

« Prépare la salle. Je serais là dans une heure »

Une heure était un délais largement suffisant pour qu'il prépare ce dont ils auraient besoin, et lui laissait également le temps de parvenir à une conclusion digne de ce nom. Einas se releva, se sachant indésirable désormais, et commença à s'avancer vers la porte.

« Demande aux gardes d'être plus stricts. Qu'ils abattent le prochain à passer cette porte sans mon consentement express »

Peut-être qu'ainsi il aurait la paix. Avec le claquement léger de la porte, il se concentra à nouveau sur les lignes du message qu'il avait posé devant lui et reprit le fil de sa pensée avec d'autant plus de précaution qu'il avait bien faillit le perdre avec l'indélicatesse dont faisait preuve les serviteurs de la tour. Mais après tout, on ne leur demandait pas de jouer de politique, uniquement de garder les lieux, et d'obéir aux ordres qu'on leur donnaient. Rien de véritablement.... Rien qui ne favorisa leur si piètre intelligence, donc. Peu importait, il avait bien autre chose en tête à l'heure actuelle. Clignant lentement des yeux, il prit sa plume, la trempa dans l'encre sombre, puis en posa la pointe sur le papier pour débuter sa réponse. Il était inutile de tergiverser plus longtemps, les solutions ne courraient pas les rues et ses inférieurs seraient bien capable de manquer tout rater parce qu'ils patientaient dans l'espoir d'obtenir son avis. Rapidement, il rédigea ses ordres, puis reposa la plume, observant son écriture sèche et stricte avec un mélange de perplexité et de scepticisme. Serait-ce assez clair pour leurs esprits étriqués ? Il le faudrait bien. Il ne pouvait passer son temps à dorloter tout le monde sous prétexte qu'ils étaient incapables de saisir le fond de sa pensée.

L'elfe plia la missive, la cacheta, puis se releva, sortant enfin de son antre. Ses pas le menèrent aisément à destination, dans les entrailles sombres de la tour où la température descendait de plusieurs degrés. Pas de soleil, ni de lumière d'aucune sorte en ces lieux. Juste le froid, le silence, et les allées et venues des serviteurs. Ne prenant pas même la peine de s'écarter de sa route, il laissait aux autres le soin d'éviter ses pas, les dominants sans mal. Il avait à faire, encore et toujours. Plus bas, encore plus bas, là où retentissait les cris, là où la peur empuantissait l'air en des vapeurs rances et que la douleur palpitait presque dans chaque mur. Oh oui, il avait à faire en bas, et ce n'étaient pas ces êtres pitoyables qui allaient le ralentir. Son devoir avant tout. Devoir, oui, mais plaisir également, si tant est qu'il puisse nommer ainsi ce qu'il ressentait lorsqu'il officiait comme maître d’interrogatoire. Du moins ressentait-il quelque chose, ce qui était bien rare en vérité. Alors que le temps s'écoulait, sa sensibilité se perdait, son âme et son corps s'engourdissait. Mais c'était sans doute pour le mieux, la faiblesse n'avait pas de place en ces lieux. Seul comptait ses capacités, et les résultats. Le reste était quantité négligeable. Et encore une fois, il viendrait remplir son office sans faillir. Qu'était d'ailleurs ce prisonnier, pour qu'on le lui envoi directement. Einas n'avait pas prit le temps de le lui dire, maudit soit-il. L'elfe devrait le découvrir tout seul. Il avait une sainte horreur des surprises pourtant, ses servants personnels le savaient depuis le temps, que son héraut manque ainsi à ses devoirs était outrageant au possible. Il n'attendait pas la perfection d'un être tel que lui, mais ce qu'il demandait, il s'attendait à le voir accomplit. Bien.... il devrait le lui rappeler. Après en avoir finit avec le rebut qui refusait de parler évidement.

Bientôt, le silence laissa place aux cris, aux supplications des prisonniers dans les cages tout autour de l'année menant à la chambre d’interrogatoire isolée qu'Einas n'avait certainement pas manqué de choisir. Et... ah, effectivement, il était bien là, ses yeux bleus luisant comme des gemmes dans la demi obscurité. L'elfe s'arrêta devant lui, hocha légèrement la tête, puis entra dans la salle, l'humain sur les talons. Sa proie était là, enchaînée, sans défense, sans même la possibilité de se rouler en boule, comme ils le faisait tous lorsqu'ils avaient peur. Le silence, dans la pièce était pesant, mais heureusement, l'odeur de la terreur humaine était moins palpable... sans doute son serviteur avait-il veillé à s'en occuper, avant sa venue. La faiblesse l'indisposait plus encore que les supplications. Son regard de silex caressa le vide de la pièce un bref instant....

Circulaire, et pourtant anguleuse en raison des piliers protubérants fait de métaux sombres, elle était vide en dehors de la chaise de torture et de la petite table portant les instruments. Le sol, les murs, le dôme du haut plafond... tout était de fer noir, brutal et cruel. Il y avait portant une certaine beauté à cet ensemble homogène, une prestance, une hauteur... et cette impression de puissance vous observant, vous entourant, vous isolant loin du reste du monde. C'était l'atmosphère parfaite pour le subtile travail mental qu'il accomplissait sur ses victimes. Un être plus barbare aurait put prendre la chose sans l'approfondir, en ne cherchant qu'à faire mal pour obtenir les réponses qu'il cherchait... ça ne servait à rien. Briser simplement l'esprit et le corps ne donnait aucun résultat. Pour être effectif il fallait compter bien davantage sur le manque de raison qui affectait les prisonniers sous la douleur. Assaillir leurs corps, puis se faire héraut de la délivrance, tordre la vérité jusqu'à les convaincre de leurs culpabilité, puis leur offrir le pardon. Épuiser leurs nerfs, puis venir à eux comme un baume, pour les secourir. Ils ne résistaient jamais bien longtemps à pareil jeux, et c'était très bien ainsi. La vérité était qu'ils ne ressortaient jamais de ces geôles. Mais ils n'avaient nul besoin de se souvenir de cela, alors. Ils avaient simplement besoin de ressentir, et de se plier à ses exigences. Ce n'était pas bien compliqué.

« Reste près de la porte. Einas. »

L'elfe s'approcha, plongea ses mains dans la bassin d'eau que l'on avait préparée à son encontre, puis les sécha avant de s'intéresser à sa cible. Approchant sensiblement de la table il déroula l’étui contenant les longues aiguilles qu'il affectionnait tant puis en testa plusieurs, jaugeant le morceau de viande rude qui tremblotait de peur devant lui. Il ne lui fallut pas plus de quelques minutes pour se trouver satisfait, et, posant sa main froide sur le bras de l'homme, il enfonça lentement l'aiguille dans le nœud de nerfs le plus proche, sachant pertinemment la réaction qu'il obtiendrait alors...

~* ~


Le hurlement retentit, long, déchirant, puits de douleur et de terreur, comme un appel à la merci. Il se répercuta en écho le long des voûtes de pierres et de fer de la salle, dans le silence de mort qui la caractérisait. Puis il se tut, pour laisser place aux sanglots, aux gémissements douloureux, aux plaintes basses, animales, viscérales.... L'elfe eut un rictus qui aurait put passer pour un sourire, n'eut été le manque d'expressivité du reste de son visage, et l'horrible lueur au fond de ses yeux. Les orbes ébènes dans la demi luminosité d'une unique torche suivaient le cheminement de la lame au fil redoutable qui courait le long du torse pâle de l'homme, détachant la peau, et uniquement la peau, dépeçant avec méthode et application la carcasse pour laisser voir, en dessous, la chair palpitante, rosée et rougeâtre, suintant légèrement. Le contact de l'air frais sur la chair à vif faisait tressaillir l'imposante silhouette de l'homme, qui devait bien faire deux fois sa corpulence, et qui était pourtant un simple jouet entre ses mains habiles. La lame continuait de tracer ses arabesques, puis s'arrêtait, se plantant fermement, tirant un autre hurlement à sa victime.

Le dépeçage était un art délicat, qui demandait une grande dextérité, et une application presque amoureuse. Et il faisait pleuvoir de son attention sur la pitoyable créature qu'était cet humain, dont le corps tressautait, se crispait contre ses liens, espérant échapper à la langoureuse caresse du métal. Le dessin qu'il gravait à même la peau restait une éphémère élégie, qui disparaissait dès que le morceau de peau était retiré, et nettement placé sur la table près du morceau de tissu. Retirer la peau de l'entièreté du torse était un long travail, mais après plusieurs heures à peiner sur lui, il pouvait sans nul doute affirmer qu'il avait atteint le but recherché. La vision, dans sa froide crudité, se peignait de rouge, et il sut que, si il choisissait de le laisser sécher, la douleur se ferait bientôt intolérable. Il en usait souvent, dénudant un doigt, ou un bras, le laissant s'infecter, attendant que la victime le supplie de tout son cœur pour que l'on coupe la chair outragée. Mais il ne le permettrait pas cette fois. La plaie était immense, et causerait sa perte. Oh certes, il pouvait le regarder mourir... mais quel intérêt, vraiment ?

Peu à peu, le torse fut complètement dépourvu de sa peau. Il s'avoue enfin satisfait, et déposa enfin la lame sur le tissu blanc, le teintant immédiatement de rouge. L'elfe plongea les mains dans l'eau, pour les nettoyer, avant de saisir un flacon d'eau à la forme délicate et magnifiquement ouvragée. Elfique, sans aucun doutes. Il retira le bouchon, le déposa dans un petit tintement, puis versa le contenu iodé sur l'immense plaie, tirant de nouveaux hurlements à la victime impuissante de son acharnement. L'eau était froide, glaciale même, et pleine de sel, de sorte que chaque fois qu'elle touchait la chair à vif et sanglante, elle causait de nouvelles plaintes, des plaintes qui cascadaient le long des murs comme un concert, mélange de trémolos, de sanglots, de supplications... Non, pas de supplications à vrai dire, il n'avait plus assez d'esprit pour cela, il était une simple bête à l'agonie, noyée dans la douleur... dans l'horreur. Et il en jouait, comme le maître d'un orchestre, il en jouait avec malice, puisque ce n'était plus qu'un jeu. L'homme n'avait pas résisté longtemps sous ses attentions, mélange de tendresse et de cruauté sans pareille, et il avait tout dit. Mais le défi ne pouvait rester impuni, et puisqu'il ne ressortirait pas de la tour, l'elfe s'amusait désormais avec ce qui restait de sa conscience et de son corps. Piètre jeu, pour un guerrier, il n'était pas résistant, mais un jeu non négligeable tout de même...

Le flacon fut reposé à son tour. Il regarda la carcasse qu'était l'humain, et sentit le dépit poindre. Il était presque finit, déjà, alors qu'il n'avait pas même forcé son imagination pour les sévices. Cela n'allait vraiment pas. Il avait crut cette victime là plus résistante, mais de toutes évidences ce n'était pas le cas. Il regarda la carcasse à peine vivante, regarda son arme, la frôla des doigts, puis, avec un sifflement sec, se ravisa. Les gémissements de cette pitoyable créature l'irritait au plus haut point. Il aurait put faire durer le jeu, encore, encore un peu... mais il en avait vraiment assez de l'entendre, lui et ses râles de bête. D'un mouvement vif et sec, il plongea la main dans la gorge du supplicié, et serra le contenu flasque et spongieux avant de tirer, arrachant la chair, la trachée.. arrachant tout, et faisant gicler un geyser de sang qui éclaboussa son visage et son torse, rouge, et chaud. La vie de l'homme venait de s'achever sans la moindre cérémonie, tandis qu'il malaxait entre ses doigts la pulpe chaude et tendre. De la chair poisseuse, comme n'importe quelle autre... Perplexe un bref instant, il finit par poser le long tuyaux de la trachée sur le coté, près de la peau, puis retourna à la carcasse sanguinolente. Plongeant les mains dedans avec violence, il se mit en devoir de la ravager consciencieusement, ne prêtant aucune attention à l'état de sa personne tandis qu'il s'appliquait à briser chaque os, à arracher chaque lambeau de viande, à défaire les organes... Le concert de craquement et de succions était sinistre, horrifiant, même pour le seul spectateur qu'il avait. Seul ?

Peut-être pas. Concentré qu'il était, l'elfe n'avait absolument pas entendu la porte s'ouvrir, le bruit de pas s'approcher de lui, il n'avait pas sentit la silhouette se rapprocher dans son dos. Concentré qu'il était sur cette besogne macabre, il ne voyait rien et ne sentait rien. Les bras rougis jusqu'aux coudes, le torse et le visage éclaboussés de sang, des lambeaux de chair s'accrochant à ses longs, très longs cheveux, il lui fallut le frôlement d'une main sur sa peau pour le faire sortir de sa transe. Son corps électrisé manqua le trahir, alors qu'un gémissement instinctif tentait de s'échapper de ses lèvres. Des lèvres qu'il scella immédiatement en cessant de travailler. L'elfe tourna la tête sans pour autant retirer les mains de la pulpe informe qui avait été le torse du cadavre. Il n'était pas gêné de se trouver prit sur le fait d'un acte aussi impie, mais la surprise de trouver son maître derrière lui, elle, était sincère. Ainsi il était de retour ? Le temps avait dû passer plus que de raison. Que faisait son soleil ici ? Pourquoi être venu, un simple appel, et il aurait accouru vers lui sans tarder, en abandonnant son ouvrage si il le fallait. L'interrogation flottait dans l'air, entre eux, alors qu'il rivait son regard au sien, ses prunelles jusque là de jais s'ourlant d'un voile délicat de jade luminescent, provoqué par la présence magnifique du seigneur de la tour.

Lentement, il retira ses mains de la fange sanglante, se tournant vers lui, le léger bruit du sang gouttant sur le sol brisant le silence. L'elfe cligna des yeux une fois, une unique fois, puis lâcha un soupire diffus, accueillant son maître dans l'intimité de leurs regards. Son âme et son esprit ployaient déjà, incapable même de songer à lui refuser ce qui était son dû. Son corps pourtant, restait statique, si près du sien, marqué par les heures passées sur sa victime. La senteur lourde du sang se mêlant aux effluves de son corps....

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Sauron
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MessageSujet: Re: Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées [PV Sauron]   Mar 21 Mai - 13:44